28th fév2012

Razzie Awards 2012 : les SUPER nominés

by Kasilla


Vous connaissez les Césars et les Oscars (bravo à Jean Dujardin et The Artist au passage ; ) ? Mais connaissez-vous les Razzie Awards ?

Aussi cérémoniel mais beaucoup mieux glorieux, les Razzies ‘récompensent’ les plus mauvais films et acteurs de l’année. Sélectionnés par un jury de professionnels (journalistes, producteurs, jury de la Golden Raspberry Awards Foundation, etc.), les nominés qui auront reçus le plus de votes en leur défaveur (oserais-je dire de pêches) se verront décerner des framboises d’or sous forme de trophées super cheap… autant vous dire que peu d’entre eux vont se déplacer pour venir les récupérer ^^’

Et cette année bas tous les records puisque ce cher Adam Sandler a été nominé rien de moins que… 11 fois ! En même temps, quand on voit son palmarès 2012 – Jack et Julie, Bucky Larson : Super Star du X ou Le Mytho (avec Jennifer Aniston… mouahahah XD) – on ne peut que lui jeter des fruits pourris, non ?

Parmi ceux et celles que l’industrie du cinéma montre du doigt pour leur prestation scéniques, on retrouve ainsi Nicolas Cage (sans déconner !?), Sarah Jessica ‘shame-on-her’ Parker, Al Pacino (mais qu’est-ce qu’il est aller foutre dans Jack and Jill ?!???), Katie Holmes ou Taylor Lautner (c’est un acteur ça ?). Et en réalisateur qu’on aime malgré tout pour kitch-attitude : ce cher Michael Bay (cool guys don’t look at Razzies Awards !) !

Côté films fustigés, on a évidemment Jack et Julie (quand je pense aux sommes jetées à la poubelle en campagne marketing… sic !), Transformers 3 ou Twilight 4.

Alors pour savoir qui sera mis au pilori du cinéma par les fruits rouges du démon, rendez-vous le 1er avril prochain pour assister à la 32e cérémonie du nom… et prévoyez une cagette de tomates trop mûres hein ;)

Tableau des cancres... Qui va repartir avec son Razzies ?

 

30th jan2012

Gerardmer : Babycall

by Kasilla

BABYCALL – Pal Sletaune – Norvège  1h37

Comme cela arrive malheureusement trop souvent, Anna est contrainte de fuir son ex-mari violent. En effet, celui-ci a tenté de noyer son fils Anders et tous 2 sont ‘en cavale’ pour tenter de lui échapper.

Cependant, Anna est une jeune femme très fragile psychologiquement et sujette aux pertes de mémoire et à la paranoïa. Car malgré ses 8 ans, elle contraint son enfant à dormir dans son lit et ne s’en éloigne jamais, au point de refuser de l’inscrire à l’école.

Mais quand les assistantes sociales l’installent dans son nouvel appartement et lui font remarquer que son comportement peut lui valoir le retrait de sa garde, elle décide de faire quelques compromis, dont celui de le laisser dormir dans sa propre chambre, mais sous la surveillance d’un baby-phone.

Pour moi, Babycall c’est du gâchis. Le sujet du baby-phone qui ‘entend’ des bruits suspects et de la jeune femme qui enquête aurait pu être mieux exploité. Ici, cela devient de simples cris dans un appareil et une Noomie Rapace errant mollement dans la résidence pour en trouver l’origine.

Et c’est sans parler des personnages secondaires qui sont à la limite du pathétique. Entre le pervert, le timide maladif et le gamin trop gâté, on a là un panel de flambys peu crédibles.

Reste un mince espoir, celui que les américains rachètent le scénar et en fassent une adaptation plus punchy… l’espoir fait vivre hein ?

25th jan2012

Gérardmer : Twixt

by Kasilla

Mais pourquoi Francis, pourquoi ?

Ce soir, mercredi 25 janvier, c’est la Cérémonie d’Ouverture du Festival du Film Fantastique de Gérardmer. Car cette année encore (comme les autres il parait), on a eu le droit au discours désespérés des élus du coin : la Culture, un véritable lobbie pour les politiquards en mal de popularité, où on nous répète à peine que cette édition a été accouchée dans la douleur.

Donc on passe cette étape obligatoire et fastidieuse et on nous présente le jury, une pléiade de comédiens et réalisateurs français ou presque, un mélange plutôt étrange à peine relevé par la présence d’Enki Bilal (si vous voulez la liste, allez sur les site officiel, désolée mais moi j’abdique là). Et là on passe au film de la soirée – hors compétition évidemment – Twixt de Sieur Francis Ford Coppola.

J’avais préféré ignorer les remarques des collègues l’ayant déjà vu en projos presse au début du mois. Non, impossible, Francis n’a pas pu faire ce qu’on me souffle, je n’ai pas envie d’y croire. J’étais donc pleine d’espoir et bien décidé à me faire mon propre avis

Twixt c’est, en gros, l’histoire d’un auteur de romans horrifiques sans grand succès, qui se retrouve dans un trou perdu pour une séance de dédicace et pourquoi pas trouver l’inspiration pour son prochain roman, pressé par ses dettes et son excécrable épouse.

En très gros donc, au moins autant que ce pauvre Val Kilmer bouffi (il est loin Top Gun !), qui du coup est assez réaliste dans ce rôle de dépressif alcoolique. Car son personnage – Hall Baltimore – se remet mal du décès de sa fille.

Ce cher Hall va donc aller fouiller un peu partout dans cette petite ville de la cambrousse américaine pour trouver l’inspiration que – comme son pygmalion Edgar Allan Poe - il ne trouve qu’en rêve.

Car – bien évidemment – un massacre a eu lieu ici, dans ce petit blède à peine ébranlé par les cloches de son beffrois, qui sonne de façon totalement alléatoire. Donc un sombre histoire de meurtres, de religion, de fantômes et de vampires. Oui vous avez bien lu : une situation et des éléments on ne peut plus classiques.

Mais malheureusement, ça n’est pas le pire. Car le scénario malgré sa simplicité (oserais-je dire bétise ?) devient le théatre d’une expérimentation graphique d’une platitude toute estudiantine. Episodes en noir et blanc éclaboussés par du rouge sang, errances sépia et musique suraigus. Car c’est bien là le plus grave : nous n’avons pas là à faire à un jeune étudiant en cinéma, mais bel et bien à Francis Ford Coppola !

Coppola bordel ! Mais où est passé Bram Stocker’s Dracula et son ambiance chaude et envoutante ? Où est passé le Parrain et son insondable plongeon dans la noirceur ? Et surtout, où est passé Apocalypse Now et son analyse de la folie ?!???

Donc je préfère éviter de m’étendre sur ce film, qui m’a profondemment déçue sur l’une de mes idôles, un homme que je croyais rompu aux exercices de la réalisation, à la subtilité de l’adaptation scénaristique, au don de vous émouvoir comme jamais. Francis, pourquoi nous as-tu fais ça ?

Je terminerais donc par ceci : si comme moi vous aimez Francis Ford Coppola pour tout ce qu’il a apporté au Grand Cinéma… évitez à tout pris Twixt.

20th jan2012

Sherlock Holmes 2 : SUPER détective ?

by Kasilla

Hier soir, j’ai eu la chance d’être invitée à l’avant-première de la suite du film Sherlock Holmes au cinéma le Grand Rex : Sherlock Holmes 2 : a Game of Shadows. Jeu d’Ombres, en français, est donc la suite de Sherlock Holmes sorti début 2010 et toujours réalisé par Guy Richie (Arnaques, crimes et botanique, Snatch, Revolver…), avec Robert Downey Jr dans le rôle d’Holmes et Jude Law dans celui du Dr Watson.

D’ailleurs, Guy et Jude sont venus faire un petit coucou avant la projo (pas de Robert… snif… mais bonjour le nombre de fangirls de Jude, v’là les phéromones femelles !), très people tout ça dis donc (j’avais d’ailleurs sortie la robe du soir… pour rien en fait ^^’ lol).

Alors ce 2e épisode – Jeu d’Ombres - prend place un peu après le premier puisque Watson va bientôt se marier. On se retrouve donc à coller aux basques du duo pour leur dernière enquête (parce que vous croyez que Mme Watson va laisser son mari faire mumuse encore longtemps ? hihi). Mais si vous pensiez que ça serait du tout cuit, c’était sans compter sur ce cher Professeur James Moriarty (et oui, je fais des vers !).

La particularité de cette enquête est qu’elle va amener nos héros à voyager dans toute l’Europe et en particulier dans un Paris de fin du XIXe, recrée pour l’occasion à grand renfort d’effets spéciaux. Et c’est plutôt réussi et crédible – comme par exemple la Place de l’Opéra Garnier avec ses stands de marchands et ses fiacres – j’ai juste regretté que les caméras ne s’y attardent pas un peu plus…

On remarque la présence de THE actrice à la mode en ce moment : Noomi Rapace (Millenium version originale et le futur Prometheus entre autres !). Et campe ici une jeune cartomancienne issue du camp de manouches de Montreuil (lol !) qui va croiser Holmes dans le cadre d’une recherche commune. J’ai trouvé qu’elle avait des petits airs de Kate Beckinsale dans Van Helsing au niveau la représentation de la femme bohémienne : belle, libre, provocante, énergique… allez hop ! on ré-efface direct cette référence honteuse !

à gauche : Kate dans Vanhelsing ; à droite : Noomi dans Sherlock Holmes 2

Au passage, je soupçonne les p’tits gars des effets spéciaux de s’être un peu trop lâché. 1. Ils usent et abusent des accélérés/ralentis. Alors ok c’est propre aux Sherlock, puisque c’est un moyen de montrer sa façon de réfléchir, mais j’ai eu l’impression qu’il y en avait encore plus que dans le 1er film et surtout, même quand on est pas dans la tête d’Holmes ! Je pense en particulier à la scène de course dans la forêt… rien que d’y repenser j’ai un peu la nausée ^^’ 2. Les acteurs sont tous trop lisses. Pourtant on sait que Jude et surtout Robert ne sont plus de la 1ere fraîcheur (quelques rides et un peu de ventre pour Robby ;p) et pourtant j’ai en tête une scène où on voit Sherlock torse nu : pas un poil, pas une once de gras, tout lisse, irréel… too much quoi !

Alors même si j’admets que je n’ai pas vraiment vu passer ses 2h07… je ne suis pas ressortie spécialement enchantée non plus. D’abord, ce 2ème Sherlock est clairement moins bien que le 1er. Pour moi, la faute à une énigme un peu trop alambiquée et à l’abus d’effets visuels. Mais bon, c’est pas un navet non plus, tout juste de quoi passer une soirée sans trop s’ennuyer : sitôt vu, sitôt oublié. Par contre, étant très marketo-commercial, il plaira certainement au plus grand nombre et aux fans de la saga et de Mister Downey Jr… mais peut-être pas assez pour rentabiliser cet épisode comme le laisse présager le box office US (pas beaucoup d’entrées) et donc justifier un tome 3 (comme les rumeurs le laissent entendre)… mais si c’est pour encore baisser de niveau, laissez tomber les gars hein ^^’

Fans de l’univers de Sir Arthur Conan Doyle, j’aurais plutôt tendance à vous ré-orienter vers la série de la chaîne anglaise BBC : Sherlock. Personnage revu et corrigé par l’équipe des scénaristes de Dr Who next gen, celle-ci est beaucoup plus proche de l’esprit de départ. Car même si la série se déroule à notre époque, les personnages sont d’un charisme qui sert à merveille leurs aventures épiques (6 épisodes d’environ 90 minutes sur 2 saisons, saison 3 commandée…) ! Plus de précisions sur la série Sherlock sur le blog du Monde

Sherlock Holmes 2 : Jeu d’Ombres sort mercredi prochain dans les salles… à vous de voir donc ;)

23rd déc2011

SUPER 8

by Kasilla

Bon alors c’est l’histoire d’une bande d’ados et plus particulièrement d’entre eux : Joe. Mais pourquoi celui-là hein ? Bin parce que sa môman a eux un accident du travail que sa mutuelle pouvait pas prendre en charge : elle est morte. Donc le pauvre môme il est tout chamboulé – son paternel Jackson (“Demain à la une”) itoo – et pour oublier tout ça, il suit son meilleur ami Charles dans ses délires de réalisateur de films de zombies… pour rappel, ils ont genre 12-13 ans.

Donc là, en gros, je viens de vous raconter la partie la plus intéressante du film.

Parce que la suite ça tiens en 2 lignes : un gros accident de train (trop loooooong l’accident), une créature libérée, ça part en sucette, les gamins règlent tout et le héros embrasse l’héroïne. Ah bin même pas 2 lignes tiens.

Mais d’où qui vient le titre “Super 8” alors ? C’est parce que çà se déroule en 1979 et qu’à l’époque les cinéastes en herbe tournaient sur caméra Super 8… mais c’est biensûr tabernacle !

Donc je vais pas épiloguer 3h, parce que ce film m’a déjà suffisamment fait perdre mon temps.

J’ai voulu voir ce film parce que 1. le réalisateur c’est J.J. Abrams et j’avais bien aimé son boulot sur Armageddon et StarTrek version 2009… bin là il m’a déçu. 2. Parce qu’en sous titre y’avais marqué “Produit par Steven Spielberg” et que c’est pas du chiqué… mouaip. 3. Parce que j’aime bien les histoires d’extra-terreste… bin j’ai eu la même impression que dans Cloverfield : “il ne le montre pas parce qu’ils ont pas d’sous ?”. *soupir*

Pourtant c’est dommage. Les gamins sont marrants, le p’tit duo Joe/Alice est attendrissant (moi aussi je me souviens de mon 1er béguin ^^) et la tristesse du deuil est pas trop mal retranscrite… mais c’était censé être un film de SF bordel !

Donc voilà, SUPER 8 c’est décevant comme une barbe-à-papa : ça à l’air énorme (cf le trailer qui traînait depuis un moment), on espère s’en mettre plein la panse… mais au final ça fond, ça rassasie pas et on sort de l’expérience un peu écoeuré :/

Point positif : je garde quand même le bluray, ça fait un très bon somnifère…

.
Titre : Super 8
Sortie DVD/BR : 03/12/2011
Réal : J.J. Abrams (ciné : Armageddon, Mission Impossible 3 et 4, StarTrek… séries : Alias, Lost, Fringe…)
Acteurs : Kyle Chandler et des illustres inconnus (et même temps c’est des gosses donc bon…)

19th déc2011

SUPER

by Kasilla

Moi j’aime bien les films de super-héros, même les plus nuls j’arrive parfois à passer quelques bons moments ! Quand j’avais entendu parler du concept de « Super » le film, je m’étais dit qu’il arriverait peut-être à faire mieux que cette daubasse intersidérale de Kick Ass (un jour je vous dirais pourquoi je déteste Kick Ass promis !). C’est donc avec une lumière d’espoir que j’avais appuyé sur la touche Play…

Pourtant ça commençait pas trop mal : le générique façon dessin-animé cheap, aux crayons de couleurs, est plutôt marrant et bien fichu. Mais tout de suite après, ça perd 80% de sa crédibilité : les 2 moments clés du personnage principal 1. son mariage avec sa sublime nana Liv Tyler (alors que lui c’est un gros moche.. désolée Rainn Wilson ^^’) et 2. le jour où il a indiqué à un policier où un voleur s’enfuyait… -_-

Car l’histoire est somme toute assez banale : un type tout ce qui a de plus classique, Frank (même son prénom est banal ^^’) qui à parfois des hallus, qui bosse dans un fast food et qui – par on ne sait quel miracle – plaît à une nana super canon (bin c’est qu’il est gentil le gros…manquerait plus que ça soit un connard ^^’)… mais toxico !! XD

Alors évidemment ils se marient, c’est magique, la nana arrête la drogue… et puis patatra ! Du jour au lendemain sans qu’on sache pourquoi, elle retombe dedans. Et puis ça part en couille, elle se barre avec son dealer et lui est TROOOP malheureux et il pleure tout seul devant sa glace… (pause vomit)

La scène de la prière à Dieu est VRAIMENT laborieuse : on dirait un enfant de 7 ans qui fait son p’tit caprice… lamentable ! Et donc après cette grosse déprime, il décide (suite à une nouvelle hallu ^^’) de combattre le crime et les vilains-méchants, se taille un costume rouge et part sauver le monde avec sa clé à molette, sous le sobriquet du Feu de la Vengeance ! XD

Encore un truc qui peut sembler tout naze mais qui m’a rendue dingue (dites-moi que je suis pas la seule svpppp !) : cette espèce de petite chanson pourrie qui passe x fois pendant le film (écoutez dans l’aguiche en bas). Et les répliques, LES RÉPLIQUES QUOI « Pour être un super héros, il suffit de vouloir combattre le mal ! » ou « La ferme le crime! » Oo

Sachant que comme dans ce style de film super convenu, le héros bafoué va rencontrer une p’tite nana un peu paumée (et ridicule quand elle fait sa démo ^^’) et ça devient son padawan toussa… sauf que les padawans ne violent pas leur maître jedi et qu’eux ne vomissent pas après… et SUPER l’image dans la gerbe hein ! (re-pause vomit)

Et la conclusion de ce foutoir aux couleurs criardes et crades (y’a vraiment des moments gores) ? Le but était probablement de donner un côté kitch et marrant… le résultat est mou et peu crédible. On a pas envie d’y croire une seule seconde, c’est too much, du coup on ne s’attache pas du tout aux personnages (la scène ou Bacon prête Tyler, on arrive même pas à avoir de la peine pour elle, et l’autre nunuche avec la cervelle à l’air !). Quant au scénario… il tient au dos d’un sous-bock et pue autant (on peut avoir envie d’être un super héros sans fracasser le crâne des resquilleurs de files hein !).

Bon, je vais m’arrêter là sinon mon article va devenir aussi soporifique que ce film. Juste un p’tit mot au réal James Gunn : à vouloir porter trop de casquettes (Acteur, Réalisateur, Scénariste, Auteur, Producteur, Producteur exécutif, Coproducteur, Créateur)… bin y’en a plus aucune qui vous va :/

 

Pages :«123