11th mar2012

Le Territoire des Loups

by Kasilla

Ottway fait un boulot de merde. Il est chargé de protéger une station de forage au fin fond de l’Alaska des bêtes sauvages qui peuplent les forêt enneigées environnantes, l’arme au poing. Mais que fait-il dans ce coin paumé et au combien inhospitalié ? Il fuit le souvenir d’une femme dont le visage souriant le hante et le pousse à songer au pire…

Mais tout va changer pour lui lorsque l’avion où il se trouve avec ses ‘collègues’ – un ramassis de taulards et de pommés – s’écrase en pleine tempête et qu’il se réveille au milieu des quelques survivants (la scène du crash est… puissante !). Il croit d’abord que pour survivre ils vont devoir trouver nourriture et chaleur, mais c’était sans compter sur les propriétaires des lieux : les loups.

Dans le Territoire des Loups - ou The Grey en VO – Liam Neeson est le personnage pilier d’une histoire basée sur la survie. Les paysages sont splendides mais les vents violents vous assourdissent et vous rappellent sans arrêt que vous êtes en territoire hostile.

Car en fait, l’homme a beau se croire dominant et tout en haut de la chaîne alimentaire, ici nos protagonistes sont malmenés par les éléments (le froid, la neige, le blizzard..) et traqués par une meute de loups sanguinaires parce qu’ils sont sur leur territoire (d’où le titre du film en fr) et que c’est comme ça que ça se passe dans la nature.

C’est d’ailleurs pour moi l’un des points noirs du film (en dehors de passages un peu mièvres ok) : les loups sont tout sauf réalistes. D’ailleurs ce ne sont pas des loups, mais de véritables Bêtes du Gévaudan ! Leur fourrure est pleine de poils (gage de qualité en effets numériques il paraît), ils ont de gros yeux luisants et des gueules pleines de crocs acérés… mais on dirait que leurs squelettes ne sont pas ‘normaux’, ils se déplacent comme les robots désarticulés… ridicule.

On voit tout de même que le scénariste a bien étudié leurs meurs, car ses animaux montrent une certaine organisation en meutes et une intelligence caractéristique à leur race. Ces loups gigantesques chassent de façon organisée et calculée, acculant nos pauvres hommes terrorisés. Ils les testent, s’organisent en fonction de leurs réactions, patientent dans l’ombre pour mieux les surprendre. Et je peux vous garantir qu’on sursaute à chaque fois !

En bref, le Territoire des Loups est une histoire sur les forces et les faiblesses des hommes. A l’image d’un film de guerre, ça sent la testostérone. Certains arrivent à fanfaronner au milieu de la nuit noir et des grognements, mais pleurent à chaudes larmes à l’évocation de souvenir heureux. C’est ainsi qu’autour du feu, blottis les uns contre les autres, morts de trouille, que ces hommes se livrent à coeur ouvert. Poignant.

Mais quel est la maxime de tout cela, qu’est-ce que le réal a essayé de nous faire comprendre ? Est-ce que la vie d’un homme peut être résumé à ce que contient son portefeuille ? Ses papiers d’identité, quelques photos, une lettre qui ne sera jamais lu. Et qu’est-ce qui fait que la vie vaut d’être vécue, qu’il faut se battre pour la préserver ? Le rire d’un enfant, le sourire d’une femme ?…

The Grey fait donc pour moi partie de ces oeuvres dont on ne sort pas intact, du moins pas tout à fait le même que lorsque qu’on est entrée dans la salle de ciné. C’est le genre de film qui vous remets à votre place, qui vous plonge le nez dans votre petit quotidien et vous en ressortez en vous disant : « Mais en fait, c’est ÇA qui est important !« . Pour ma part, j’en suis ressortie tremblante comme une feuille et ce sentiment étrange à mis du temps à me quitter. Perturbant mais vrai, choquant mais magnifique.

To live and die on this day, to live and die on this day…

Le Territoire des Loups (The Grey) sortie le 29 février 2012
Réalisateur : Joe Carnahan (L’Agence tous Risques… XD)
avec Liam Neeson (Darkman, la Liste de Schindler, StarWars 1ere trilogie, etc), Dermot Mulroney (Break Out, Copycat…), Dallas Roberts (The Good Wife)…
Interdit au moins de 12 ans.

 

02nd mar2012

HIMYB Awards : les meilleurs films 2011 élus par les blogueurs

by Kasilla

Si vous êtes blogueur ciné (perso je ne me targue pas de l’être… enfin pas encore ;) vous vous devez de connaître les soirées How I Met Your Bloggeur. (Mise à jour de l’article avec les gagnants ci-dessous)

Rendez-vous des scribouillards du web 2.0 passionnés de 7e art, cet évènement permet à ceux-ci de se rencontrer dans un cadre sympathique et de discuter cinéma entre ‘pro’, ou du moins fans du domaine.

Parce que les Césars, les Oscars, tout ça c’est bien gentil, mais c’est peut-être un peu du chiqué non (#trollface) ? Que les grands acteurs, réalisateurs, producteurs élisent leurs chouchoux, ça n’est peut-être pas hyper représentatif (pas plus que le nombre d’entrées en fait) des coups de coeur qu’on pu avoir les ‘vrais’ gens ? Ceux qui se déplacent régulièrement au ciné, comparent les films, donnent leurs avis sur le web… le ‘peuple’ quoi !

Personnellement, ce soir ça va être ma 1ere et non des moindres puisque cette 6e édition est dédiée aux films qui nous ont le plus marqué lors de l’année dernière. Et il faut bien l’avouer, 2011 à était une année riches en bons films (mais aussi en bouses intersidérales, cf les Razzies Awards) et il faut bien faire le tri un moment.

Alors voilà un petit teasing sur l’évènement :

Mais trève de blabla, car le grand soir c’est CE soir et nous allons enfin savoir quels sont pour vous les films, les acteurs, les B.O qui ont marqués l’année 2011… pour ma part j’espère être surprise ;)

Alors à très vite pour les résultats !

Les gagnants des HIMYB par catégorie :

Révélation de l’année : Jessica Chastain dans Tree of Life

Meilleure affiche : The Artist de Michel Hazanavicius

Meilleur scénario : La Piel que Habito de Pedro Almodovar

Pire film : Green Lantern de Martin Campbell

Meilleur DTV : SUPER de James Gunn (II) (ma critique ici… pas du tout d’accord !)

Meilleure B.O : Drive de Nicolas Winding Refn

Scène de l’année : la scène de l’ascenseur dans Drive de Nicolas Winding Refn

Meilleur film d’animation : Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne de Steven Spielberg

Meilleur réalisateur : Nicolas Winding Refn pour Drive

Meilleur acteur : Ryan Gosling dans Drive

Meilleure actrice : Nathalie Portman dans Black Swan

Film de l’année : Drive de Nicolas Winding Refn

Donc Drive remporte rien de moins que 4 HIMYB Awards, c’est @wildsidecats qui était contente (avec son super blouson du film :D)

La remise des prix a été suivie de la projection de John Carter en avant-première (à laquelle je n’ai pu assister, donc il faudra attendre pour mon avis sur le dernier Disney)… une super soirée entre blogueurs ciné !

A renouveler donc ;)

Plus d’infos sur HIMYB ici…

29th jan2012

Gérardmer : Chronicle

by Kasilla

Chronicle – Josh Trank – 1h24

Les films de super-héros c’est encore à la mode (et ça n’est ni Spiderman, ni Superman, ni les Vengeurs qui me contredirrons !). La plupart du temps – qu’ils soient bons ou mauvais – ils permettent à la nouvelle génération de découvrir les Comics (dont plutôt positif quand même). Mais parfois, on rencontre des gens dotés de pouvoirs qui ne sont issus d’aucune bande-dessinée, d’aucun roman fantastique… et c’est une vraie fraîcheur !

C’est justement le cas de Chronicle. adapté d’un scénario original de Max Landis et Josh Trank (le réal), qui nous raconte l’histoire de 3 lycéens qui vont se retrouver du jour au lendemain dotés de pouvoirs. Euphoriques devant ces nouvelles capacités, ils vont sentraîner chaque jours pour les améliorer et mieux les maitriser. Mais comment garder la tête froid quand on se sent supérieur ? Comment respecter les limites quand on a l’impression d’être invincible ?

Car comme le disait ce cher tonton Ben (Spiderman) « de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités ». Et quand quand le souffre-douleur du lycée acquière la capacités de casser la figure à ses tortionnaires, qu’est-ce qui l’empêcherait de le faire ? La loi ? La morale ? Des notions qui peuvent vite devenir flou si on se sent rejetté par la société, sensation au combien classique chez certains adolescents.

Chronicle ne se contente pas – à grand renfort d’effets spéciaux – de nous montrer l’étendu des possibilités qu’apporte ce pouvoir, mais surtout ce qu’une personne normalement constituée peut en faire. Comment une sensation de supériorité peut vous amener à vous venger d’une société qui vous rejette…

De plus, grosse originalité : la façon dont c’est filmé. Les créateurs sont partis sur le principe qu’à notre époque, les caméras sont omniprésentes. Que ce soit via des appareils de surveillance, des caméscopes de plus en plus abordables ou de multiples appareils comme les baladeurs ou les téléphones portables qui filment, nous sommes en permanence susceptibles d’être filmés. Partant sur ce principe, même si l’un des héros filme sa vie et est du coup souvent derrière sa caméra, dès qu’il laisse la main, il y a toujours quelqu’un avec un smartphone, voir une équipe de télé, pour suivre vos faits et gestes.

Donc pas de caméra ‘démiurges’, mais une multitude d’yeux qui sont témoins de l’évolution de nos 3 super-héros, de l’étendu de leur pouvoir et de leur chute.

Donc si on résume : un scénario et des personnages inédits, des effets spéciaux impressionnants, une façon de filmer et d’appréhender de la notion de super-héros différentes… autant d’ingrédients qui font de Chronicle un film du genre superhéroïque qui sort du lot.

Un film à voir, que l’on soit super-hérophyle… ou pas (sorti le 22 février dans nos salles).

28th jan2012

Gérardmer : The Divide

by Kasilla

The Divide, c’est mon 3e film post-apocalyptique de ce festival… alors autant vous dire que je n’avais pas vraiment envie d’y aller.

Le synopsis : New-York subit une attaque dévastatrice. Alors qu’un immeuble menace de s’écrouler, une poignée de ses habitants se réfugient dans le sous-sol, où ils s’aperçoivent qu’un homme a aménagé un véritable abris anti-atomique, où ils devraient pouvoir être en sécurité le temps que le danger passe. Mais très vite, la peur, la promiscuité et le rationnement vont commencer à créer d’effroyables tensions…

Là encore – comme dans le The Day (autre postapo de la sélection) - on a un peu l’impression que c’est un film ‘vitrine’. En effet, toute une tripotée d’acteurs connus sont dans la place : Rosanna Arquette (After Hours, Le Grand Bleu, Pulp Fiction, Crash…), Michael Biehn de Terminator ou Milo Ventimiglia, alias Peter dans Heroes. Mais ça n’est qu’une première impression.

Car dans ce huis-clos oppressant, c’est surtout la psyché des personnages, coincés dans ce sous-sol étouffants, qui est mise en avant. Des ‘couples’ vont être séparés, des gens en apparence normaux vont montrer leur côté obscure et ceux déjà un peu fragiles vont basculer dans une folie sans aucune limite.

Brutal, choquant, the Divide va très loin. Et oui, comme dans la plupart des films du genre, les traits les plus détestables des hommes atteignent leur paroxysme en situation de survie : on les voit régresser, pour finir par agir quasiment comme des animaux, la perversion en plus.

Fait amusant, pour mieux se mettre en situation, les acteurs ont quasiment campés dans le décor du sous-sol, se sont affamés pour être crédibles et leurs traits creusés n’ont pas nécessités beaucoup de maquillage. Donc une vraie implication de leur part qui se voit à l’écran.

Alors si vous voulez être bousculé, maltraité, voir les côtés les plus malsains de l’homme, allez voir the Divide.

Date de sortie : 1 juin 2012 – en DVD (1h 50min)
Réalisé par Xavier Gens (Frontière(s), Hitman…)
avec Lauren German, Milo Ventimiglia, Michael Biehn, Rosanna Arquette, Courtney B. Vance…

28th jan2012

Gérardmer : EVA

by Kasilla

EVA de Kike Maillo – Espagne

Ce soir je viens de vivre une expérience comme cela m’arrive (trop) rarement au cinéma : j’ai été émue aux larmes. En même temps, je n’avais pas de réel espoir de la part d’un film de science-fiction espagnol… rares sont les films de SF européen réellement réussis (humour hein !?!!!). J’y suis donc allé les mains dans les poches en me disant « Au pire, il ne fait qu’une heure 34 ! »…

Redevenons sérieux. EVA se déroule dans un futur proche où tout un chacun possède son robot domestique ou une voiture avec GPS intégré dans le pare-brise. Alex, un génie de la robotique, est de retour chez lui après 10 ans d’absence et l’abandon de ses projets scientifiques de l’époque. Son ancienne fac et employeur lui demande donc de reprendre ses recherches là où il les avait laissé : sur l’élaboration du S.I. 9, un robot ‘libre’ avec l’apparence d’un petit garçon de 8 ans.

Mais c’est quoi au juste un robot libre ? C’est une machine qui est capable de se servir de ses souvenirs, de son expérience pour évoluer par elle-même… développer un genre de libre arbitre en somme. Alex accepte de s’y remettre mais avec une demande spécifique : il veut trouver lui-même l’enfant idéal qui lui servira de modèle pour élaborer le caractère de son robot.

Celui-ci se mets donc à la recherche d’un enfant ‘original’, car « les enfants ennuyeux font des robots ennuyeux ». Il croise un jour une petite fille en manteau rouge marchant sur les mains et il est très vite étonné par son caractère espiègle et sa vivacité d’esprit. Mais celle-ci disparaît au coin d’une rue.

Et alors qu’il semble prêt à abandonner, son frère David et son ex petite-amie Lana (qui sont maintenant ensemble, lol ^^’) l’invitent à dîner…

Dans EVA, on nous évoque la limite entre l’humain et l’humanoïde, l’âme de la machine (comme dans les mangas/animes Ghost in the Shell ou Gunnm). Car là où la plupart des gens voient simplement un utilitaire (comme le S.I. 7 : majordome, cuisinier, homme de ménage, plombier… dont on peut régler le niveau émotionnel), Alex voit un assemblage d’éléments mécaniques certes, mais capables d’émotions, d’éprouver des sentiments contradictoires et qui méritent le droit de ‘vivre’.

C’est donc dans cet univers très Asimovien que le scénario vous mène peu à peu à vous poser des questions cruciales comme « Qu’est-ce qui fait de nous des êtres humains ? ». Pour ma part, je suis ressortie de cette séance bouleversée. Et j’aime quand le ciné arrive à me faire ressentir des émotions aussi fortes, j’aime quand un film me poursuit des heures après la projection voire me hante la nuit qui suit. Et aux vues des yeux rougis de mes voisins de salle, je pense ne pas avoir été la seule.

EVA sortira dans les salles français le 21 mars prochain, je ne saurais donc que trop vous conseiller de courir le voir. Quand à moi, j’espère sincèrement qu’il gagnera le prix du Festival de Gérardmer, car sa qualité est loin devant tout ce que j’ai pu voir depuis que je suis ici. La réponse ce dimanche…

Mise à jours : Eva a finalement obtenu un petit prix à Gérardmer, mais pas celui que j’espérais… une oeuvre qui mériterait plus de reconnaissance.

27th jan2012

Gérardmer : Comforting Skin

by Kasilla

Hors compétition – Comforting Skin – Derek Franco

Koffie est une jeune femme très seule. D’un physique commun avec 3-4 kilos en trop, mais surtout très peu sûr d’elle, ses relations avec les hommes sont chaotiques.

En collocation avec un ami d’enfance dont elle est secrètement amoureuse , elle vit de petits boulots et ne revoit sa famille que pour passer un peu de temps avec sa petit soeur Peg, ses parents l’accablant de reproches.

A tendance dépressive, un jour de mornes errances, elle tombe sur un boutique de tatouages et entre. Elle en ressortira avec un magnifique dessin sur l’épaule, dont l’exposition lui redonnera dans un premier temps le sourire, mais dont très vite la présence va devenir envahissante

Alors voilà un sujet qu’on ne lit pas tous les jours : un tatouage maudit. Parce que ce dessin n’est pas juste un entrelassement d’arabesques fait à l’encre, mais une entité vivante, qui se transforme, se déplace sur la peau de Koffie et lui parle, c’est tout de même pas commun. Et moi j’aime les choses pas communes.

Je suis donc arrivée à la projo de Comforming Skin (pourtant en VO non sous-titrée ^^’) pleine d’espoir de voir enfin quelque chose d’original. Alors oui, j’ai été prise par le sujet, l’ambiance, les personnages… mais quelle lenteur !

Le film dure 1h50 et mets déjà rien de moins que 30 minutes à démarrer. Alors ok, il faut bien faire comprendre au spectateur qu’elle est malheureuse cette pauvre Koffie, à la limite du suicide… mais quand même. Et une fois l’acteur principal (le tatouage) arrivé en scène, on se mets à attendre avec impatience chacune de ses interventions… mais c’est long !

Donc pour moi Comforming Skin c’est un peu un gachis. Ce sujet aurait mérité une interprétation plus péchu, des personnages plus vivants (à croire qu’ils sont tous sous Lexo), un rythme plus adapté à une possession qui va en faite crescendo… mais qu’on ne ressent pas à cause d’un rythme inadapté.

27th jan2012

Gérardmer : La Maison des Ombres

by Kasilla

La Maison des Ombres ( The Awakening ) – Nick Murphy – Royaume-Uni – 1h47

Florence Cathcart est une femme qui « en a » ! Elle a beau vivre dans les années 20 et être veuve, elle n’en est pas moins une femme érudie, auteur d’ouvrages sur les supercheries ‘fantôminiques’ et travaillant en collaboration avec la police pour les étaler au grand jour.

Car en cette période d’après guerre et d’épidémies, toutes les familles ou presque pleurent leurs morts, il est donc tentant pour les charlatans de leur vendre des apparitions. Mais Florence se bat contre ces méthodes et c’est pour cette raison qu’on vient la chercher pour une affaire de fantôme dans un pensionnat…

Mais ces affaires semblent la faire souffrir psychologiquement, c’est donc hésitante qu’elle suis Malory – un mutilé de guerre travaillant depuis dans cet orphelinat – à la recherche du fantôme d’un enfant assassiné qui terroriserait les élèves… ou d’une supercherie.

En tant que femme ‘à poigne’, j’ai donc été ravie de découvrir enfin un personnage féminin intéressant ! Florence est belle, indépendante, intelligente et n’a pas peur de dire ce qu’elle pense. Elle n’a pas non plus peur de se balader en habits d’homme (une hérésie pour l’époque) ou de sortir son attiraille high-tech de ‘chasseuse’ de fantômes. Mais c’est aussi une femme fragile, qui a aimé et perdu, et qui s’investi à fond dans ses investigations.

Mais ne nous le cachons pas, la Maison des Ombres est un film de fantômes plutôt basique. On y retrouve tous les codes du genre et des twists ‘retwités’, histoire de perdre un peu le spectateur. Les décors de la campagne anglaise sont magnifiques et le manoir qui tiens lieu d’école pour garçons est un théâtre parfait pour ce jeu de cache-cache éthéré.

Alors certains dirons que c’est simplet, qu’on voit l’intrigue venir gros comme une maison… mais moi j’ai été touchée par les personnages et par cette histoire qui parlera à tous ceux qui ont été confronté à la mort d’êtres aimés.

26th jan2012

Gérardmer : The Day

by Kasilla

The Day – Douglas Aarniokosk – 1h30 – Hors compétition

Imaginez que vous vivez dans un monde désolé, où il n’y a plus aucun animaux, presque plus de verdure et juste une poignée d’êtres humains… que seriez-vous capable de faire pour survivre ?

Car c’est à quoi sont confronté les personnages de The Day. On ne sait pas ce qu’il s’est passé, mais on comprend de suite que quelquechose de très grave est arrivé et qu’il n’y a presque plus de vie sur Terre.

Nos survivants tentent donc de fuire une menace dont on ne connaîtra pas l’origine de suite. 3 hommes, 2 femmes dont on ne sait presque rien sauf qu’ils étaient plus nombreux au départ et qu’ils ne sont plus que 5, tentant désespérément de fuir cette menace et de trouver un abris temporaire et de la nourriture.

Le film mets un peu de temps à se mettre en place, il faut bien donner une idée au spectateur des conditions dans lesquels cette ‘tribu’ hétéroclite vit. Toujours à errer dans un véritable no man’s land, à fuir, à chercher toits et vivres, tout en comptant scrupuleusement leurs munitions.

Car une fois que l’on est bien dans le malaise (et que l’on pourrait commencer à s’ennuyer), c’est là que le film démarre réellement. Il s’en suit des scènes d’une violence limite jouissive (oui, je suis tarée) avec un rythme effréné.

Ce film qui pourrait passer pour un classique du post-apocalyptique, il n’y a ni bons, ni mauvais, juste des gens qui luttent pour leur survie, quoi qu’il en coûte.

Si on excepte ce petit défaut de démarrage, The Day est un bon film sur le survivalisme. On ressent réellement la tristesse de chacun quand aux êtres chers perdus, la solitude, l’épuisement de devoir sans cesse courir pour sauver sa vie, la faim, le froid…

A voir si vous pensez comme moi que Koh Lanta c’est du chiqué et qui y’en a un peu marre des films de zombies… priez pour que The Day trouve un distributeur (au passage, y’a quand même Dominic « Merry » Monaghan et Shawn « Iceberg » Ashmore hein !)

Date de sortie (en DTV) 16 janvier 2013 – Durée : 1h30
Réalisé par Douglas Aarniokoski
avec Shannyn Sossamon, Ashley Bell, Dominic Monaghan…

26th jan2012

Gérardmer : Beast

by Kasilla

Beast de Christoffer Boe – Danemark  jeudi (1h23)

Bruno et Maxine sont un couple classique. Ils sont mariés, s’achètent un appartement pour fonder une famille. Ils vivent une passion dévorante teintée de sado-masochisme. Mais le temps passe et Maxine tombe amoureuse de son fleuriste et Bruno s’en doute.

C’est à ce moment là qu’il s’aperçoit qu’il éprouve pour sa femme un amour dévorant, il voudrait qu’elle « soit en [lui] » pour comprendre ses sentiments pour elle. Mais cet amour égoïste le dévore de l’intérieur et il tombe mystérieusement malade : une ‘bête’ grandie en lui.

Et plus le temps passe, plus la bête prends le dessus et le dévore de l’intérieur.
Car c’est bien là le centre du scénario de Beast, un amour deviens trop fort, on dit parfois « je t’aime, j’aimerais te dévorer ». Bruno n’aime plus sa femme que pour qu’elle fasse partie de lui, quelque soit ses sentiments à elle.

C’est donc l’histoire au départ classique d’un homme éperdument amoureux et qui sent l’objet de son amour lui échapper. Mais cette situation chère aux films romantiques devient ici le théatre d’une violence inouie, d’abord contre lui-même, puis contre l’objet de son obsession.

De plus, l’ambiance graphique et sonore s’y prête. On nous emmène parfois flotter dans des décors enneigés, où le temps passe au ralenti et nous donne le temps de faire un peu le point sur ce qui se passe. Les effets spéciaux font un peu cheap, mais cela reste assez joli.

En claire, Beast nous entraine dans l’esprit d’un homme au départ tout ce qui a de plus normal, qui va doucement basculer dans la folie et se ‘transformer’. Une belle métaphore sur l’amourdans ce qu’il a de plus bestial, donc la fin ne peut-être que macabre.

C’est d’ailleurs mon petit bémol : je ne suis pas certaine d’avoir compris la fin. Je ne saurais pas dire si c’est parce que j’ai loupé quelquechose ou parce que c’est une sorte d’ellipse poétique… mais je suis un peu resté sur ma faim.

25th jan2012

Festival du Film Fantastique de Gérardmer 2012…

by Kasilla

a Road-fantastic-movie

Gérardmer, station des Vosges avant tout connue pour ses stations de ski… et son festival du film fantastique. En ce 25 janvier 2012, me voilà donc en route pour cette épopée  frisonnante…

Rendez-vous  à 10h13 pour choper un TGV à Gare de l’Est avec ma grosse valise (vous avez déjà vu une nana qui arrive à partir en voyage avec un mini sac ?) et mon ordinateur sous le bras. Apparemment (et heureusement !) je ne suis pas la seule  dans ce TGV en partance pour Nancy, les wagons sont blindés de journalistes et autres festivaliés vraissemblablement plutôt excités par la pespective de vivre 5 jours d’angoisse sur grand écran.

Pour ma part, je suis surtout angoissée parce que c’est mon 1er Gérardmer… et certainement le dernier. En effet, des rumeurs laissent entendre que le festival n’est pas du tout rentable et que c’est probablement la dernière édition. Mais aux vues du PIFFF (Paris International Festival Fantastique Film) et de l’Etrange Festival… et de la difficulté pour se rendre à Gérardmer, ça n’est peut-être pas un mal (attention, avis super perso !).

Je m’apprête donc à vivre 1h30 de trajet à grande vitesse vers Nancy, puis encore 1h30 en TER pour rejoindre Remiremont et finalement un car pour Gérardmer… wouhouh ^^’

En même temps, j’ai beau appréhender ce voyage (je hais les trains), je suis aussi très excitée par la perspective de me gaver de films fantastiques pendant ces 5 jours ! D’ailleurs, le coup d’envoi c’est ce soir, avec la cérémonie d’ouverture puis la projection du dernier Coppola – Twixt – j’ai donc hâte d’arriver.

Alors autant profiter de ces 1h30 dans un siège semi-confortable pour me détendre en attendant la future course pour attraper TER puis autocar, pour enfin tenter de récupérer mon accréditation presse auprès des organisateurs… on verra bien ce que ça donne ;)

… to be continued…

Coincée dans un autocar, un mec quémande des accompagnateurs pour bénéficier des tarifs de groupe. Nous – cons de parigos – avons essayé de payer nos cafés avec une CB… normal. Une formailité de 4€ pour un trajet Remiremont-Gérardmer dans une atmosphère suffoquante, j’espère que ma nausée naissance va passer avec la projo de Twixt, apparemment assez space.

Mais bon, on va déjà tenter de retrouver l’appart où on loge cette semaine, plus récupérer nos accréditations auprès de la nana de l’orga… si on s’en sort sans cafouillage, ça sera déjà pas mal !

Perso, je suis bien contente de faire le voyage avec des collègues blogueurs, sinon je serais probablement déjà rentrée (la chieuse !). Mais bon, il faut se qu’il faut pour avoir la chance de participer à ce festival ancestral non ? Donc je ferme ma gueule et j’apprécie le paysage – arbres morts et route déserte – en passant à la soirée d’ouverture qui m’attend…

PS : mais putain, quand je pense qui y’a des gens qui viennent en vacances ici ^^’

Un bref passage à l’espace Tilleul pour récupérer nos accréditations labellisées « AlloCiné, » la classe (personal branling). Puis juste en face, courses au Leader Price pour ne pas vivre exclusivement de sandwichs à 6€… on sort avec des pâtes et de la vodka ^^’

Puis retour à la Résidence Plaza Tilleul, où nous allons dormir toute la semaine, pour déposer la bouffe et confirmer nos plannings de projections respectifs. A part les films, pas grand chose à se mettre sous la dent… on dirait que peu de VIP ont fait le déplacement cette année.

Du coup, on se prépare tranquillement pour la cérémonie d’ouverture à 19h, puis l’étrange Twix, seul film du jour… on commence en douceur donc !

Je verrai si je rentre pas trop crevée ce soir pour vous donner mon avis sur Twixt…

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