14th juil2013

[Ciné] The East

by Kasilla

Un petit groupe d’écolos radicaux qui se fait appeler « The East » font bien des misères à des grosses boîtes qui polluent sans vergogne. Sarah bosse pour une boîte qui protège ces grosses sociétés, envoyant des agents pour s’infiltrer et enquêter sur ces groupuscules qui leur font perdre beaucoup d’argent et de crédibilité. C’est comme ça qu’elle va se retrouver à jouer les hippies homeless pour tenter de se faire recruter dans leur petite bande très secrète…

Dans la mouvance des films écolos aux grands discours moralisateurs, cette année on a déjà eu le droit à l’instructif Tous Cobayes de Jean-Paul Jaud et au terrifiant The Bay de Barry Levinson. Sauf que là on abandonne le côté documentaire et on nous raconte une histoire : celle d’une agent secrète envoyée pour enquêter sur des terroristes et qui va se retrouver plonger dans l’horrible vérité.

Il est assez évident que le réalisateur – Zal Batmanglij – a cherché à surfer sur les modes : sujet actuel et touchy, agrémenté d’un casting (semi) bankable. Ellen Page on la voit partout en ce moment (même dans des jeux vidéo !) et il faut bien avouer qu’elle est sacrément bonne… actrice. Quand au sculptural Alexander Skarsgard (le viking Eric dans True Blood), j’avais pris le pari avant projo qu’on verrait au moins une fois nu… assez logique. Etrangement l’héroïne – Brit Marling - sa tête demeure inconnue… une petite recherche révèle qu’elle avait déjà travaillé avec Batmanglij sur Sound of My Voice (ainsi qu’au scénario)… bon, admettons.

Mais bon, ce qui compte c’est surtout le sujet : comment réagir quand on a une mission, mais que ce qu’on découvre en enquêtant vous amène à changer votre vision des choses ? Comment faire quand on se prend d’affection pour des gens considérés par la société comme des terroristes ?

Du coup ‘suivre’ pendant 2 heures ses activistes écolos finit par générer un genre de syndrome de Stokholm « Au fond, ils n’ont pas tort : les grands consortiums ont tout pouvoir, les attaquer c’est le seule moyen ! ». On peut adhérer ou non au discours extrémistes de ces hippies nouvelle génération,  il faut bien avoue que The East nous permet de plonger dans le quotidien, leurs idéaux, le façon de vivre/penser/communiquer. Ils sont très organisés et prêts à aller très loin pour se faire entendre… et çà ça fait peur.

En fait, je suis de ceux qui sont sensibilisés par ce type de sujet, du coup j’ai pas mal adhéré à l’histoire et à ses personnages (surtout le bel Alexander… soupire). Maintenant, je dois bien avouer qu’il est beaucoup moins percutant que The Bay, dont le sujet n’a déjà pas intéressé grand monde pas grand monde, du coup il ne suscitera probablement pas beaucoup d’intérêt auprès du grand public… you’re all Guilty !*

Date de sortie : 10 juillet 2013 – Durée : 1h57
Réalisé par Zal Batmanglij
Avec Brit Marling, Alexander Skarsgård, Ellen Page…

* « Vous êtes coupables ! »

19th déc2011

SUPER

by Kasilla

Moi j’aime bien les films de super-héros, même les plus nuls j’arrive parfois à passer quelques bons moments ! Quand j’avais entendu parler du concept de « Super » le film, je m’étais dit qu’il arriverait peut-être à faire mieux que cette daubasse intersidérale de Kick Ass (un jour je vous dirais pourquoi je déteste Kick Ass promis !). C’est donc avec une lumière d’espoir que j’avais appuyé sur la touche Play…

Pourtant ça commençait pas trop mal : le générique façon dessin-animé cheap, aux crayons de couleurs, est plutôt marrant et bien fichu. Mais tout de suite après, ça perd 80% de sa crédibilité : les 2 moments clés du personnage principal 1. son mariage avec sa sublime nana Liv Tyler (alors que lui c’est un gros moche.. désolée Rainn Wilson ^^’) et 2. le jour où il a indiqué à un policier où un voleur s’enfuyait… -_-

Car l’histoire est somme toute assez banale : un type tout ce qui a de plus classique, Frank (même son prénom est banal ^^’) qui à parfois des hallus, qui bosse dans un fast food et qui – par on ne sait quel miracle – plaît à une nana super canon (bin c’est qu’il est gentil le gros…manquerait plus que ça soit un connard ^^’)… mais toxico !! XD

Alors évidemment ils se marient, c’est magique, la nana arrête la drogue… et puis patatra ! Du jour au lendemain sans qu’on sache pourquoi, elle retombe dedans. Et puis ça part en couille, elle se barre avec son dealer et lui est TROOOP malheureux et il pleure tout seul devant sa glace… (pause vomit)

La scène de la prière à Dieu est VRAIMENT laborieuse : on dirait un enfant de 7 ans qui fait son p’tit caprice… lamentable ! Et donc après cette grosse déprime, il décide (suite à une nouvelle hallu ^^’) de combattre le crime et les vilains-méchants, se taille un costume rouge et part sauver le monde avec sa clé à molette, sous le sobriquet du Feu de la Vengeance ! XD

Encore un truc qui peut sembler tout naze mais qui m’a rendue dingue (dites-moi que je suis pas la seule svpppp !) : cette espèce de petite chanson pourrie qui passe x fois pendant le film (écoutez dans l’aguiche en bas). Et les répliques, LES RÉPLIQUES QUOI « Pour être un super héros, il suffit de vouloir combattre le mal ! » ou « La ferme le crime! » Oo

Sachant que comme dans ce style de film super convenu, le héros bafoué va rencontrer une p’tite nana un peu paumée (et ridicule quand elle fait sa démo ^^’) et ça devient son padawan toussa… sauf que les padawans ne violent pas leur maître jedi et qu’eux ne vomissent pas après… et SUPER l’image dans la gerbe hein ! (re-pause vomit)

Et la conclusion de ce foutoir aux couleurs criardes et crades (y’a vraiment des moments gores) ? Le but était probablement de donner un côté kitch et marrant… le résultat est mou et peu crédible. On a pas envie d’y croire une seule seconde, c’est too much, du coup on ne s’attache pas du tout aux personnages (la scène ou Bacon prête Tyler, on arrive même pas à avoir de la peine pour elle, et l’autre nunuche avec la cervelle à l’air !). Quant au scénario… il tient au dos d’un sous-bock et pue autant (on peut avoir envie d’être un super héros sans fracasser le crâne des resquilleurs de files hein !).

Bon, je vais m’arrêter là sinon mon article va devenir aussi soporifique que ce film. Juste un p’tit mot au réal James Gunn : à vouloir porter trop de casquettes (Acteur, Réalisateur, Scénariste, Auteur, Producteur, Producteur exécutif, Coproducteur, Créateur)… bin y’en a plus aucune qui vous va :/