17th mar2013

[Ciné] Le Monde fantastique d’Oz

by Kasilla

Oscar Diggs – dit Oz – officie dans un cirque itinérant en tant que magicien… mais ses tours ont peu de succès. C’est aussi un homme à femmes, grand affabulateur, doté de très peu de sens moral et de scrupules. Alors qu’il tente de fuir les ennuis, une mystérieuse tornade géante l’emporte au pays d’Oz. Dans ce royaume à la fois magique et dangereux, Oscar va se retrouver malgré lui impliqué dans un conflit qui le dépasse…

Encore une énième adaptation de conte de fée au cinéma ! J’avoue que l’unique raison pour laquelle je suis allé voir le film, c’est la présence de Sam Raimi à la réalisation. Pourtant il m’avait un peu déçue avec Jusqu’en Enfer, mais il reste tout de même le réal des Spider-man et des Evil Dead, alors on respecte le génie et on pardonne ses erreurs. Mais méfiance quand même…

En effet Oz: The Great and Powerful offre une vision très différente du film musical de 1939 (de Victor Fleming avec Judy Garland) et du livre pour enfant de L. Frank Baum. Pas de Dorothy, ni de Toto, d’homme de fer, d’épouvantail ou de lion peureux (juste la route de briques jaune et encore). A la place, le film propose de faire la lumière sur les origines du Magicien d’Oz et de la façon dont il est devenu le sauveur des habitants du royaume.

L’idée intéressante du Monde Fantastique d’Oz est de nous montrer comment le Magicien tant attendu par le peuple d’Oz était à la base un homme cupide, égocentrique, dont le seul réel pouvoir est… l’esbroufe (le genre qui fait sortir des foulards de ses manches et des colombes de son chapeau). Brillamment interprété par le génial James Franco, Oscar va se retrouver face à des responsabilités et d’importantes décisions à prendre, qui vous le forcer à changer sa façon de voir les choses.

En clair, c’est un Disney : des héros un peu bancals au départ, des bons sentiments, du ‘mignon’ et des gros effets spéciaux… mais étrangement, ça fonctionne ! Oz est insupportable mais touchant, ses acolytes sont adorables (Finley le singe volant en costume de groom, mais surtout la petite poupée de porcelaine… so cute !) et le monde d’Oz enchanteur (pas dégueu la 3D !)… vous êtes les bienvenus dans un film pour enfants !

Car c’est pour ma part ce qui m’a un peu déçue : avec Sam Raimi aux commandes, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus adulte. Dans cette version du Magicien d’Oz, tout reste en surface, prévisible, tout est trop mignon, gentil… même les ‘méchants’ sont caricaturaux (surtout la vilaine sorcière !) et plus à plaindre qu’autre chose. Pourtant, pendant un peu plus de 2h j’ai eu 6 ans… et même si c’était prévu, voulu, j’ai aimé cette sensation.

Détail amusant : le film débute en noir et blanc et en 4/3 puis devient en couleur et en 16/9e (on voit l’écran « s’ouvrir » d’un coup !) une fois au pays d’Oz… comme si notre monde n’était pas le monde réel, qu’il était trop fade, ennuyeux, étriqué et que le pays d’Oz était la réalité, dans toutes ses couleurs, sa luminosité, sa fantaisie. Très original.

Et étrangement ce qui m’a le plus touché, c’est la relation entre Oscar et la gentille sorcière (no spoil) : là où la plupart des autres ne voient que le charlatan, le baratineur, le dragueur, elle le ‘voit’ tel qu’il est vraiment et ne cesse d’être de son côté et de le soutenir. Elle a vu la petite étincelle de bonté en lui et le pousse à donner le meilleur de lui-même. Une belle et touchante preuve d’amour. Un film à découvrir si vous avez su conserver votre âme d’enfant, que vous croyez aux jolies histoires d’amour et aux happy ends.

Date de sortie : 13 mars 2013 – Durée : 2h07
Réalisé par Sam Raimi
Avec James Franco, Michelle Williams, Mila Kunis, Rachel Weisz…

30th nov2012

[Ciné] Les Mondes de Ralph

by Kasilla

Ralph la Casse va fêter ses 30 ans. Son seul talent, c’est de casser tout ce qu’il touche. Il vit seul dans une décharge et jalouse ses voisins. Le souci, c’est que Ralph est un personnage de jeu vidéo et qu’après toutes ces années, son rôle de ‘méchant’ lui pèse.

Quand on est comme Ralph, que l’on vit dans un jeu, on est programmé pour remplir une fonction, répondre aux commandes des joueurs… mais ça, c’est lorsque la salle d’arcade est ouverte ! Quand elle ferme ses portes, on découvre que tout ce petit peuple a une vie à côté, peut se balader de jeux en jeux et se changer les idées.

Après 30 ans de cassage de briques, de destruction d’immeubles, Ralph aimerait enfin changer son quotidien et être apprécié par ses ‘collègues’. Mais dans le jeu Felix Fix Junior, c’est… Felix Fix Junior le héros, celui qui est apprécié de tous et qui ramasse les médailles. Ralph n’est que le méchant, celui qui détruit pour que Félix ait l’occasion de tout réparer et d’avoir le beau rôle.

Wreck-it Ralph démarre donc par un sentiment malheureusement fréquent chez les enfants : la notion de rejet. Ralph va donc tout faire pour parvenir à s’intégrer, ne plus vivre seul et exclu. Et pour cela, il est persuadé qu’il lui suffit de ramener une médaille, preuve de courage et de talent, pour être adulé par tous. Comme dans tous jeux, c’est donc là sa quête, l’excuse qui va le pousser à quitter sa borne d’arcade, partir en exploration et vivre de grandes aventures.

Comme dans tout bon Disney, on y évoque les différences (comme la petite Vanellope qui est ‘malade’ et que les autres enfants rejettent), le ‘combat’ du deuil, de difficulté d’être jugé sur les apparences… mais aussi l’entre-aide, le courage, l’altruisme. Toutes ces bonnes vieilles valeurs chères aux films destinés à nos chères têtes blondes, qui ont tellement besoin qu’on leur farcisse le crâne de leçons (hum… oups, ça m’a échappé !).

Mais là où certains vous les enfoncent à coups de pelle, Les Mondes de Ralph le fait de façon ‘ludique’, épique et coloré. Pas de discours moralisateurs, juste des personnages qui tentent de faire avec leurs passifs et d’avancer dans le ‘jeu’ malgré tout. Et quel bonheur pour les gamers de retrouver certains de leurs héros cultes comme ceux de Street Fighter, Sonic et même Pac-Man ! Saurez-vous les trouver tous ?* ;)

Je me dois cependant d’être 100% franche : Les Mondes de Ralph n’est pas le blockbuster qu’on m’a vendu, pas vraiment. En tant que passionnée de jeux vidéo, j’y suis forcement un peu plus sensible que les autres spectateurs probablement, mais pas assez ‘naïve’ pour me contenter de mignons simili Sacboys acidulés pour me faire grimper aux rideaux. Cependant, j’avoue que les valeurs qu’il tente de véhiculer sont louables, mais comme dans le monde de SugarRush, c’est beaucoup trop sucré pour moi. Et puis je ne suis pas la cible et je me plais à croire que – comme les 6-12 ans présents dans la salle ce jour-là – Ralph et ses amis vont plaire au plus grand nombre. Wait and see…

Date de sortie : 5 décembre 2012 – Durée : 1h41
(en Avant-première au Grand Rex depuis le 21 novembre)
Réalisé par Rich Moore
avec les voix de John C. Reilly, Sarah Silverman, Jack McBrayer…
En première partie de cette projo, nous avons eu le plaisir de découvrir le documentaire de Bertrand Amar : Génération Pixels.

* : clin d’oeil à « Attrapez-les tous » phrase clé dans Pokemon !

22nd jan2012

John SUPER Carter : les 1eres impressions !

by Kasilla

Juste une mini brève pour vous faire part de mes premières impressions sur John Carter, le prochain Andrew Stanton (le Monde de Némo et Wall-E c’est lui !).

Pour le micro historique, c’est un film de science-fiction fantastique d’après le roman « Une Princesse de Mars » de Edgar Rice Burroughs.

Sachant que pour ma part, j’y suis un peu allé à reculons parce que les Disney… enfin disons qu’ils sont pas mal dilués certains projets dont j’attendais beaucoup (comme le Alice aux Pays des Merveilles de Tim Burton). Mais là j’avoue, sur ces quelques images, j’ai été bluffée !

Les 3-4 extraits qu’on nous a montré laissent entrevoir les aventures épiques d’un héros courageux et intègre, perdu sur une planète étrange et qui va tenter de venir en aide aux locaux. Des batailles dantesques, de curieuses créatures, des décors marsiens magnifiques… une recette qui devrait prendre si le rythme est là !

Parce que ce n’est pas le tout d’avoir les bons ingrédients, il faut aussi savoir les accommoder, au risque de voir l’enthousiasme des spectateurs retomber comme un soufflé raté. On ne nous a peut-être montré que les meilleurs morceaux après tout ? Mais disons que pour le moment j’ai bon espoir et surtout hâte d’en voir plus :D

John Carter sortira dans les salles le 7 mars prochain, tout publique, durée environ 2h05.

… to be continued …