21st août2013

[L'Etrange Festival] Programme 2013

by Kasilla

Comme lors de sa précédente édition, L’Etrange Festival revient cette année avec une programmation gargantuesque ! Du 5 au 15 septembre prochain au Forum des Images, avec presque 100 films (90 si j’ai bien compté) durant ces 5 jours qui promettent d’être intenses !

Vous pourrez y voir 20 films en compétition (dont V/H/S 2 ou English Revolution de Ben Wheatley), 20 films hors compétition (dont le très dérangeants Borgman et Tore Tantz que j’avais vu à Cannes), 7 documentaires, une Carte Blanche à Albert Dupontel, une autre à Jello Biafra (musicien ET politicien), un Focus Stephen Sayadian (ancien D.A. de la team Larry Flint qui a crée son propre courant), un Hommage à Martine Beswick et un à Caroline Munro (2 sublimes actrices des années 60), une Nuit Divine, une Nuit Bad Girls, les Pépites de l’Etrange… aaaaAAAAAAAAAAaaaaaaaaHHhhhhhhhh (cri de panique de la nana qui s’aperçoit qu’elle ne pourra pas tout voir) !!!

Pour ma part, j’attends avec une grande impatience le film d’ouverture The Agent de Seung-Wan Ryoo, dont on m’a dit énormément de bien, ainsi que celui de fermeture, Haunter, une histoire d’ado fantôme orchestré par le génial Vincenzo Natali (Cube, Splice, Cypher…)

Côté Compétition, je suis très curieuse du dernier Ben Wheatley évidemment (English Revolution, A Field in England), mais aussi de The Station, de l’autrichien Marvin Kren (moi les films de parasites comme The Bay, c’est ce qui me fout le plus les chocottes ^^’). Et comme je suis assez gourmande d’horreur asiatique, le japonais Why don’t you play in hell? (de Sono Sion) et le coréen Confession of Murder (1er film d’un jeune réalisateur – Byeong-gil Jeong – inspiré par Old Boy et The Chaser) me font délicieusement frissonner d’envie…

Pour les films Hors Compétition, le très attendu Snowpiecer (de Bong Joon-Ho) ne me laisse évidemment pas insensible (même si je ne suis pas une fan du graphisme de la BD, j’avoue). Wasteland de Rowan Athale (où on retrouve le Grand Timothy Spall, et mon chouchou Iwan Rheon, Simon dans la série Misfits) a l’air plutôt bien ficelé pour un film de braquage et Found, de Scott Schirmer. Quand à Ghost Graduation, si Will Smith en a réellement acheté les droits pour une futur adaptation US, autant le mater avant qu’il bousille tout, non ? ^^’

Et puis pêle-mêle, j’aimerais bien aussi faire la fameuse Nuit Bad Girls avec 009-1 (de Koichi Sakamoto), Boulevard des chattes sauvages (de Yasuharu Hasebe), A gun for Jennifer (de Todd Philips) et Cinq femmes à abattre (de Jonathan Demme). Mais aussi la Carte Blanche à Jello Biafra (l’ancien Dead Kennedys !) et l’Hommage à Caroline Munro, avec entre autres le Maniac original (pas le remake avec Elijah Wood) . Ainsi que quelques Pépites de l’Etrange comme le film d’animation gore de Eiichi Yamamoto, La Belladone de la Tristesse, ou Parents, une réalisation ovniesque de l’acteur Bob Baladan… et aussi le documentaire sur les origines du film Les Aventuriers de l’Arche Perdue : The Secret Glory (de Richard Stanley).

Mais bon, tout cela n’est qu’une Wish List que j’espère que le Papa Noël va m’apporter… pour la programmation complète et des bande-annonces des films, allez faire un tour chez les copains du Daily Mars… pour les infos c’est sur le site officiel du festival et pour les réservations sur celui du Forum des Images. Et si j’étais vous je ne tarderais pas trop, certaines pépites vont partir à toute vitesse !

15th août2013

[Ciné] Elysium

by Kasilla

Une grosse grosse attente… donc un peu déçue forcement :/ Ma critique d’Elysium chez Orange…

19th juil2013

[Ciné] Pacific Rim

by Kasilla

Dans un futur proche, des monstres gigantesques se mettent à sortir d’une faille dans le Pacifique : les Kaiju. Pour combattre ces créatures belliqueuses, les hommes oublient leurs querelles ancestrales et s’associent pour construite d’énormes robots de défense, les jagers. Mais alors que le rythme des apparitions et la force des kaiju augmentent de plus en plus, les humains se rendent comptent qu’il devient urgent de trouver une autre solution.

Je n’aime pas genré, mais Pacific Rim ça fait quand même pas mal film pour mââââles. Je m’explique : des gros robots qui tapent des gros monstres, ça fait très seinen (Bioman, Power Ranger, Godzilla…) et à la base c’est un style pour les garçons non ? Le film fat à la base appel à la nostalgie qui sommeil en chacun de nous… mais parce que nous sommes des adultes, il faut tout de même ‘booster’ un peu tout ça (juste un tout petit peu).

Alors dans la famille « Ingrédients pour faire un bon blockbuster ? » je prend : des gros SFX, une 3D qui pulse, des héros beaux gosses et de l’action ! Autant dire qu’ils sont tous bien là et la recette est plutôt bien suivie. Les jagers sont bourrés de détails et sacrement réalistes, quant aux kaiju, ils sont immondes à souhait (avec du sang bleu fluo, beurk !). La 3D est assez bien fichue (c’est tellement rare !) surtout dans la 1ere demi-heure du film, où certains éléments vous sautent carrément au visage !

Mais bon, ça n’est pas tout les ingrédients, il y a le tour de main qui compte. Et faut bien avouer que Guillermo Del Toro est connu pour son savoir-faire à ce niveau. Que ce soit sur le Labyrinthe de Pan ou l’Echine du Diable, il nous a prouvé qu’il était capable de faire de grands films et avec les Hellboy, qu’il savait bosser avec la grande machine hollywodienne (même si c’est 2 films ont pas mal de détracteurs, surtout du côté des fan du comic original…). La maîtrise d’un gros budget, de mécaniques complexes, dans le but de faire quelque chose d’impressionnant et drôle… check !

Quant au casting, on a du connus (Idris Elba, Ron Perlman, Burn Gorman…) et du un peu moins connus (Charlie Hunnam et Rinko Kikuchi, les héros) mais tout ce petit monde pourrait facilement pauser pour les pubs Benetton… ça fait un peu démago. En même temps, pour une fois que tout le peuple terrien s’entre-aide et que les héros ne sont pas (tous) des sacro-saintes Etats-Unis…

En fait pour apprécier Pacific Rim, il faut arriver à prendre tout ça de façon légère (étrangement), au second degré. Pas comme un Starship Trooper qui est clairement dans la caricature, mais comme ce qu’il est : un film où des robots géants se battent contre des aliens géants… du grand nawak. Pappy Del Toro s’est clairement fait plaisir, ça se voit et on kiffe avec lui (nan mais la scène avec le pendule de Newton quoi !) ! Je vois limite la scène « Hé Guillermo, voilà 180 millions de dollars pour ton film (un clone US d’Evangelion ;), tu as carte blanche ! »… et bien il s’est fait plaisir et ça se sent !

Note aux gamers : vous trouvez pas que l’uniforme des pilotes de jaguers ressemblent à ceux dans Mass Effect ?…

http://youtu.be/jOTPGMFW6Qo

Date de sortie : 17 juillet 2013 – Durée : 2h10
Réalisé par Guillermo del Toro
Avec Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi…

14th juil2013

[Ciné] The East

by Kasilla

Un petit groupe d’écolos radicaux qui se fait appeler « The East » font bien des misères à des grosses boîtes qui polluent sans vergogne. Sarah bosse pour une boîte qui protège ces grosses sociétés, envoyant des agents pour s’infiltrer et enquêter sur ces groupuscules qui leur font perdre beaucoup d’argent et de crédibilité. C’est comme ça qu’elle va se retrouver à jouer les hippies homeless pour tenter de se faire recruter dans leur petite bande très secrète…

Dans la mouvance des films écolos aux grands discours moralisateurs, cette année on a déjà eu le droit à l’instructif Tous Cobayes de Jean-Paul Jaud et au terrifiant The Bay de Barry Levinson. Sauf que là on abandonne le côté documentaire et on nous raconte une histoire : celle d’une agent secrète envoyée pour enquêter sur des terroristes et qui va se retrouver plonger dans l’horrible vérité.

Il est assez évident que le réalisateur – Zal Batmanglij – a cherché à surfer sur les modes : sujet actuel et touchy, agrémenté d’un casting (semi) bankable. Ellen Page on la voit partout en ce moment (même dans des jeux vidéo !) et il faut bien avouer qu’elle est sacrément bonne… actrice. Quand au sculptural Alexander Skarsgard (le viking Eric dans True Blood), j’avais pris le pari avant projo qu’on verrait au moins une fois nu… assez logique. Etrangement l’héroïne – Brit Marling - sa tête demeure inconnue… une petite recherche révèle qu’elle avait déjà travaillé avec Batmanglij sur Sound of My Voice (ainsi qu’au scénario)… bon, admettons.

Mais bon, ce qui compte c’est surtout le sujet : comment réagir quand on a une mission, mais que ce qu’on découvre en enquêtant vous amène à changer votre vision des choses ? Comment faire quand on se prend d’affection pour des gens considérés par la société comme des terroristes ?

Du coup ‘suivre’ pendant 2 heures ses activistes écolos finit par générer un genre de syndrome de Stokholm « Au fond, ils n’ont pas tort : les grands consortiums ont tout pouvoir, les attaquer c’est le seule moyen ! ». On peut adhérer ou non au discours extrémistes de ces hippies nouvelle génération,  il faut bien avoue que The East nous permet de plonger dans le quotidien, leurs idéaux, le façon de vivre/penser/communiquer. Ils sont très organisés et prêts à aller très loin pour se faire entendre… et çà ça fait peur.

En fait, je suis de ceux qui sont sensibilisés par ce type de sujet, du coup j’ai pas mal adhéré à l’histoire et à ses personnages (surtout le bel Alexander… soupire). Maintenant, je dois bien avouer qu’il est beaucoup moins percutant que The Bay, dont le sujet n’a déjà pas intéressé grand monde pas grand monde, du coup il ne suscitera probablement pas beaucoup d’intérêt auprès du grand public… you’re all Guilty !*

Date de sortie : 10 juillet 2013 – Durée : 1h57
Réalisé par Zal Batmanglij
Avec Brit Marling, Alexander Skarsgård, Ellen Page…

* « Vous êtes coupables ! »

19th juin2013

[Ciné] Moi, moche et méchant 2

by Kasilla

Je ne suis pas une marrante, tous les gens qui me connaissent vous le diront… pour me faire rire, il faut être très fort. Pour vous donner un exemple, moi mon humour c’est celui à la South Park, Futurama ou American Dad, c’est à dire de l’humour un peu noir, glauque, le genre qui fait sourire par sa ‘finesse’ toute relative, ses références, mais pas forcement rire aux éclats. Mais de temps à autres, allez savoir pourquoi, y’a des trucs qui me font rire : c’était le cas pour Moi, moche et méchant 1er du nom.

Gru, ce vilain de cartoon complètement ridicule (doublé par Gad Elmaleh en VF), son fort accent de l’Est, ses acolytes (les excellents Minions) et la façon dont il foire ses inventions… tordant ! Mais comme il n’y a aucun recette qui fonctionne automatiquement chez moi (chez vous aussi j’espère), je n’avais aucun garantie que ce Moi, moche et méchant 2 produise le même effet (c’est que c’est pas si simple que ça de faire rire en fait… bon, sauf ceux qui kiffent le comique de répétition ou l’humour pipi-caca-facile).

Et pourtant, force est de constater que je me suis bidonnée (excusez-moi l’expression, mais c’est littéralement ça) tout le long. Alors d’accord, y’a aussi de l’humour pipi-caca, du comique de répétition, des chutes (ça fait toujours rire quelqu’un qui se casse la figure hein !) et tout ce qu’il faut pour faire rire du marmot qui va acheter la peluche Minion jusqu’au papy venu accompagner ses petits-enfants casse-coui… euh… son adorable descendance pas du tout relou.

Mais au-delà de la facilité du concept, on dirait que tout est orchestré comme du papier à musique : les gags tombent pile-poil quand il faut, sont toujours originaux et agréablement emballés dans une belle et chatoyante pochette (une 3D impressionnante de profondeur et de couleurs !). On y retrouve bien sûr notre trio de mini pestes adorables, des minions toujours aussi mono-cellulaires, mais aussi pléthore de références au cinéma, aux séries, à la musique… je vous met au défi de toutes les repérer !

On peut donc dire que Moi, moche et méchant 2 est dans la parfaite continuité du premier, aussi bien au niveau du scénario que de la qualité du visuel et de l’humour. Un petit plaisir à partager en famille si vous en avez une, mais dont vous auriez bien tort de vous priver même si vous n’en avez pas. Parce qu’un bon bol de rires, ça devient tellement rare de nos jours, que vous auriez bien tort de faire l’impasse sur ces 1h38 de bonne humeour (ou, ça m’arrive parfois d’inventer des mots, voilà !) ;)

Date de sortie : 26 juin 2013 – Durée : 1h38
Réalisé par Chris Renaud et Pierre Coffin
avec les voix (en VO) de Steve Carell, Kristen Wiig, Russell Brand…

12th mai2013

[Ciné] Trance

by Kasilla

Simon travaille comme Commissaire Priseur, il est du coup formé et entraîné aux gestes pour préserver les oeuvres en cas de braquage. Mais lorsque la situation réelle arrive, les choses tournent mal et Simon se retrouve à l’hôpital et amnésique. Mais où est donc passé le tableau de maître évalué à plusieurs millions de dollars ? Le secret est enfermé quelque part dans son esprit…

L’hypnose, voilà un sujet au combien intéressant qui n’est pas souvent traité au cinéma. Car  si certaines de ces pratiques sont de l’esbroufe notoire (comme les spectacles sur les plages ou dans les émissions TV), cette pratique est tout de même un pendant de la psychiatrie et a prouvée sa réelle efficacité chez certains sujets. En clair, pour peu que vous y soyez un peu réceptif, l’hypnotiseur peut manipuler votre cerveau soit pour ouvrir certaines portes (sur vos peurs, votre mémoire…), soit pour vous pousser à faire certaines choses… effrayant non ?

Ainsi le duo Danny Boyle et John Hodge – après Petits Meurtres entre Amis, Trainspotting et La Plage - appréhende une nouvelle fois un univers peu commun. Car si le film débute comme un simple vol de tableau, il dérive assez vite vers une intrigue à tiroirs, où le scénario prend un malin plaisir à vous perdre. L’histoire du gangster capable d’employer tous les moyens possibles et imaginables pour récupérer l’objet de son désir n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Et là aussi, il faut bien avouer que le trio McAvoy/Cassel/Dawson fonctionne plutôt bien. James McAvoy (qui reste pour moi Charles Xavier dans X-Men le Commencement et Leto Atréïdes dans la mini-série Dune) s’y retrouve dans un rôle plus mûr, limite trop pour ses 34 ans, mais reste très crédible. Vincent Cassel campe un gangster qui semble impitoyable, mais dont les côtés humains vont peu à peu être mis à jour. Quant à Rosario – même si j’ai un gros doute sur l’une de ses scènes ‘phare’ – j’ai cru revoir son personnage de Gail dans Sin City : belle, forte et féline… un personnage plus subtil qu’il n’y paraît au 1er abord.

Pour couronner le tout, ce virtuose de la mise en scène qu’est Danny Boyle (fortement aidé par son Directeur de la Photo : Anthony Dod Mantle) a encore ici su prouver son talent. Le rythme va crescendo, la tension et le malaise montent à mesure que les ‘indices’ sont révélés. Quant aux décors très étudiés (tourné à Londres) ils permettent de donner une ambiance particulière à chaque scène clé du film, boosté par une bande-son qui colle parfaitement (ça aussi c’est un principe chez Boyle !).

Parfois, on pense avoir compris tous les tenants et les aboutissants, on peste d’une intrigue aussi prévisible… mais après 2-3 chausses trappes, on se rend compte qu’on a tout faux et que les choses sont beaucoup plus subtiles que prévu. Un vrai plaisir pour les spectateurs qui comme moi sont trop souvent agacés par des scénarios qui tiennent sur un post-it et les histoires pré-digérées.

Date de sortie : 8 mai 2013 – Durée : 1h35
Réalisé par Danny Boyle
Avec James McAvoy, Rosario Dawson, Vincent Cassel…

06th mai2013

[Ciné] Evil Dead

by Kasilla

Trois amis et un grand frère se retranchent dans une bicoque en forêt pour tenter de sortir Mia de sa grave addiction à la drogue. Lorsque celle-ci se met à délirer, notre groupe de jeunes naïfs pensent de suite aux effets du manque. Mais la chose à laquelle ils n’auraient jamais pensé, c’est que les récents événements sont dûs à une litanie tirée d’un vieux livre qui traînait à la cave. Mais quel est cette chose dans les bois qui les a suivi jusqu’à la cabane ?…

Adaptation osée, je dirais même risquée, du GRAND classique de l’horreur orchestrée par le trio Sam Raimi/Rob Tapert/Bruce Campbell, ce reboot du célèbre Evil Dead de 1981 avait de quoi faire trembler les fans. Car c’est toujours touchy de ré-adapter un tel panthéon du cinéma de genre. Mais Raimi avait le projet d’un 4e Evil Dead en tête depuis longtemps, mais ne se sentais pas vraiment le courage de le faire… il devait trouvé LE jeune réalisateur qui saurait prendre la relève.

La ‘légende’ raconte que Raimi est tombé sur Panic Attack – le 1er court de Fede – et a tout de suite était impressionné par le style du jeune homme, sa maturité artistique, son savoir-faire… il réussi donc à convaincre Tapert et Campbell de le rencontrer. Et même si ça ne fut pas le coup de foudre immédiat (Campbell avait des doutes), l’enthousiaste de Fede a fini de convaincre le trio « d’anciens » et le nouvel Evil Dead est né.

Voilà pour la genèse, maintenant parlons du film. Comme son illustre ancêtre, ce reboot démarre avec un groupe de jeunes qui décide de se retirer dans une vieille cabane en plein coeur de la forêt. Les raisons ne sont pas vraiment les mêmes, mais ‘how cares ! », le décor est en place. Cepedant, Fede insiste sur le fait que cette différence de ‘mobile’ est voulue : l’addiction de l’héroïne Mia, en fait la cible rêvée pour « ce qui rampe dans l’ombre ».

Mais depuis les années 80, les codes de l’horreur ont changés et le publique avec lui. Ce qui provoquait évanouissements et hauts le coeur à l’époque parait souvent risible aujourd’hui… on ne fait plus peur avec les mêmes recettes. Fede Alvarez a donc dû orienter son scénario en fonction de ces nouveaux codes tout en préservant le côté vintage de sa source (aucune CGI dans son film !). Du coup, les effets gore pourront en dégouter certains, comme d’autres trouveront cela ridicule. Pour ma part, j’ai trouvé le ton très juste : la peur va crescendo depuis la légère angoisse jusqu’à l’écoeurement.

Dans les points négatifs, on peut relever certaines facilités scénaristiques et au niveau des personnages (« des fruits de mer » d’après le confrère Blix) et quelques effets ‘too much’ (« Ah j’en ai marre ! Crraaaaak !!!… »), la première moitié du film étant plus réussie que la deuxième, mais globalement c’est un joli spectacle horrifique. D’autant plus au vue du challenge : s’inspirer sans copier, contenter les vieux fans comme en ramener de nouveaux, selon moi la quête est validée ! Les ultra fans crieront peut-être au sacrilège (comme souvent ;p) mais moi j’ai passé un bon moment et je le conseille.

PS : pour info, le Evil Dead originel (celui de Sam Raimi) ressort en DVD et Blu-ray le 6 mai prochain chez Sony Pictures ;)

Date de sortie 1 mai 2013 – Durée : 1h30
Réalisé par Fede Alvarez
Avec Jane Levy, Shiloh Fernandez, Lou Taylor Pucci…

01st mai2013

[Ciné] Stoker

by Kasilla

A sa mort, Richard Stoker laisse une veuve – Evelyn – une orpheline – India – mais aussi un sombre secret. Lorsque son jeune frère Charles réapparaît à l’enterrement, après des années à l’étranger, il propose aide et soutien aux deux femmes endeuillées. D’abord charmant et avenant, le beau jeune homme prend de plus en plus de place dans la maison et leur entourage voit cela d’un oeil méfiant.

Dès sa fiche technique, on sent de suite que Stoker est un film à part. D’abord une affiche perturbante avec des acteurs aux yeux figés, un décors, des contrastes forts, l’ambiance  est mise en place dès le 1er regard. Ensuite un réalisateur sud-coréen – Park Chan-wook – pour une production américano-anglaise… et pas n’importe lequel puisque c’est celui du chef-d’oeuvre Old Boy, mais aussi de Sympathy for Mr Vengeance, Lady Vengeance et Thirst (le film de vampire le plus frappé que j’ai jamais vu !). Une bien étrange recette pour un film au goût à la fois épicé et aigre-doux.

Comme souvent dans les films Chan-wook, la photo et la mise en scène sont d’une précision et d’un soin rares. Chaque détail, chaque couleur, chaque reflet ou souffle du vent sert un tableau et entretient une ambiance ‘nasty’ comme dise les anglais. Un oncle qui charme une belle-soeur de 15 ans son aîné, se comporte de façon hyper protectrice avec sa nièce, une intrigue qui s’emmêle, des scènes laissant place au questionnement et des gens qui disparaissent un à un. Et au milieu de tout cela, perdue, comme marchant toujours 6 pieds au dessus du sol, la jeune India, à la fois belle et froide comme la mort.

Nicole Kidman – malgré le temps et l’overdose de botox – reste une femme très sensuelle, mais que l’on vient à plaindre au cours de l’intrigue. Evelyn son personnage, tente de surmonter son deuil comme elle le peut, mais va se perdre en cours de route. Matthew Goode, qui incarne Charles Stoker, a la beauté du diable et provoque toutes sortes d’émois autour de lui. Il semble au premier abord être un simple gigolo, mais lorsqu’on entre-aperçoit son petit sourire en coin, on comprend qu’il a beaucoup plus en tête que le seul désir des femmes alentours.

Quand à l’intrigante mais magnifique India (Mia Wasikowska), les premières images la montre comme une jeune-femme un peu absente voir autiste, qui grimpe aux arbres, parle peu, mais dont la personnalité va se déflorer comme un insecte qui sort de sa chrysalide… et la transformation est impressionnante à voir.

Ce film est d’une sensualité malsaine rare, un peu comme le fait de trouver excitant quelque chose d’interdit, de sale. Stocker vous prend aux tripes… ou plutôt au ventre. Tour à tour choquant, sensuel, dérangeant, violent, étrange et magnifique, ce film est ce que j’ai pu voir de plus étonnant, de plus engagé, de plus risqué depuis pas mal de temps. Comme une toile de Dali ou d’Octavio Ocampo, à la fois magnifique et effrayant… à voir.

Date de sortie : 1 mai 2013 – Durée : 1h40
Réalisé par Park Chan-wook
Avec Mia Wasikowska , Nicole Kidman, Matthew Goode…

13th avr2013

[Ciné] Oblivion

by Kasilla

Dans sa petite station perchée au milieu des nuages, Jack Harper mène une petite vie routinière Sa mission : réparer les drones qui protègent les extracteurs d’eau de mer des envahisseurs Chacals. Car oui, en cet an de grâce 2077, la planète a été dévastée par une guerre contre des aliens envahisseurs et les colons évacués sur Titan ont besoin de ces ressources. Mais à 15 jours de la fin de leur mission – à lui et à sa partenaire Vika – certains événements vont le pousser à se poser des questions [...]
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17th mar2013

[Ciné] Le Monde fantastique d’Oz

by Kasilla

Oscar Diggs – dit Oz – officie dans un cirque itinérant en tant que magicien… mais ses tours ont peu de succès. C’est aussi un homme à femmes, grand affabulateur, doté de très peu de sens moral et de scrupules. Alors qu’il tente de fuir les ennuis, une mystérieuse tornade géante l’emporte au pays d’Oz. Dans ce royaume à la fois magique et dangereux, Oscar va se retrouver malgré lui impliqué dans un conflit qui le dépasse…

Encore une énième adaptation de conte de fée au cinéma ! J’avoue que l’unique raison pour laquelle je suis allé voir le film, c’est la présence de Sam Raimi à la réalisation. Pourtant il m’avait un peu déçue avec Jusqu’en Enfer, mais il reste tout de même le réal des Spider-man et des Evil Dead, alors on respecte le génie et on pardonne ses erreurs. Mais méfiance quand même…

En effet Oz: The Great and Powerful offre une vision très différente du film musical de 1939 (de Victor Fleming avec Judy Garland) et du livre pour enfant de L. Frank Baum. Pas de Dorothy, ni de Toto, d’homme de fer, d’épouvantail ou de lion peureux (juste la route de briques jaune et encore). A la place, le film propose de faire la lumière sur les origines du Magicien d’Oz et de la façon dont il est devenu le sauveur des habitants du royaume.

L’idée intéressante du Monde Fantastique d’Oz est de nous montrer comment le Magicien tant attendu par le peuple d’Oz était à la base un homme cupide, égocentrique, dont le seul réel pouvoir est… l’esbroufe (le genre qui fait sortir des foulards de ses manches et des colombes de son chapeau). Brillamment interprété par le génial James Franco, Oscar va se retrouver face à des responsabilités et d’importantes décisions à prendre, qui vous le forcer à changer sa façon de voir les choses.

En clair, c’est un Disney : des héros un peu bancals au départ, des bons sentiments, du ‘mignon’ et des gros effets spéciaux… mais étrangement, ça fonctionne ! Oz est insupportable mais touchant, ses acolytes sont adorables (Finley le singe volant en costume de groom, mais surtout la petite poupée de porcelaine… so cute !) et le monde d’Oz enchanteur (pas dégueu la 3D !)… vous êtes les bienvenus dans un film pour enfants !

Car c’est pour ma part ce qui m’a un peu déçue : avec Sam Raimi aux commandes, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus adulte. Dans cette version du Magicien d’Oz, tout reste en surface, prévisible, tout est trop mignon, gentil… même les ‘méchants’ sont caricaturaux (surtout la vilaine sorcière !) et plus à plaindre qu’autre chose. Pourtant, pendant un peu plus de 2h j’ai eu 6 ans… et même si c’était prévu, voulu, j’ai aimé cette sensation.

Détail amusant : le film débute en noir et blanc et en 4/3 puis devient en couleur et en 16/9e (on voit l’écran « s’ouvrir » d’un coup !) une fois au pays d’Oz… comme si notre monde n’était pas le monde réel, qu’il était trop fade, ennuyeux, étriqué et que le pays d’Oz était la réalité, dans toutes ses couleurs, sa luminosité, sa fantaisie. Très original.

Et étrangement ce qui m’a le plus touché, c’est la relation entre Oscar et la gentille sorcière (no spoil) : là où la plupart des autres ne voient que le charlatan, le baratineur, le dragueur, elle le ‘voit’ tel qu’il est vraiment et ne cesse d’être de son côté et de le soutenir. Elle a vu la petite étincelle de bonté en lui et le pousse à donner le meilleur de lui-même. Une belle et touchante preuve d’amour. Un film à découvrir si vous avez su conserver votre âme d’enfant, que vous croyez aux jolies histoires d’amour et aux happy ends.

Date de sortie : 13 mars 2013 – Durée : 2h07
Réalisé par Sam Raimi
Avec James Franco, Michelle Williams, Mila Kunis, Rachel Weisz…

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