05th mar2013

[Ciné] The Sessions

by Kasilla

Basé sur une histoire vraie, The Sessions est une plongée dans les dernières années de Mark O’Brien, journaliste et écrivain paraplégique depuis l’enfance. Celui-ci n’ayant jamais connu l’amour physique, il décide de faire appel à une Assistante Sexuelle…

The Sessions raconte une histoire vraie, celle de Mark et des 3 femmes de sa vie, raconté avec ses propres mots, sa propre vision de la solitude, du handicape et de l’amour (et basé sur son essai « On Seeing a Sex Surrogate »).

Evidemment, cela soulève le questionnement de la sexualité chez les handicapés, sujet qui pourra paraître audacieux pour certains et risqué pour d’autres. Pourtant, il parait évident que malgré la difficulté physique (voir même l’impossibilité pour certains) le désir est présent. Par contre dans le film, un amalgame parfois difficile à suivre est fait entre le désir et l’amour… mais c’est probablement dû au fait que Mark est un débutant niveau sentiments, donc naïf et maladroit.

Le corps totalement paralysé, passant de longues heures couché dans un ‘poumon d’acier’, Mark a besoin d’aide pour toutes les choses les plus simples et les plus basiques de l’existence. Il connait l’amour : il a beaucoup lu sur le sujet et l’a même connu à une époque… mais à 38 ans, la sexualité lui reste inconnue. Apprendre qu’il existe des Psychologues qui ont comme spécialité d’avoir des relations sexuelles avec leurs patients à des fins thérapeutiques, va changer sa vie. Ces scènes ‘de lit’ entre patient et psy sont d’ailleurs assez gênantes au départ… puis touchantes quand on voit les efforts de Mark pour paraître… normal.

Pour la petite histoire, les scènes où Mark discute avec Père Brendan (le génial William H. Macy !) ne figuraient pas dans le livre et permettent d’éviter l’embarras d’une voix off trop présente : ici le prête aide l’homme à pousser sa réflexion plus loin et à trouver lui-même ses réponses (un prêtre bien concilient d’ailleurs ; ).

Pour ma part ce qui m’a touché – en dehors de la quête du plaisir et de l’amour – c’est la façon donc Mark gère son handicap. Son intelligence et sa lucidité lui permette d’y faire en partie face, de survivre envers et contre tout (la scène de la panne) mais il fait aussi preuve d’un humour salvateur. Ce genre d’histoire peut facilement basculer dans le pathos, mais la personnalité de Mark O’Brien – par le magnifique jeu d’acteur de John Hawkes – sauve du pathétique.

Chapeau bas pour Helen Hunt qui prends des risques sur son rôle d’Assistante Sexuelle (profession attenante aux Psychologues/Psychothérapeutes mais interdite en France car assimilée à de la prostitution), n’hésitant pas à se montrer dans le plus simple appareil, dans des scènes très crues (mais toujours respectueuses). Petit bémol pour la fin, qui selon moi était inutile.

Pour conclure je dirais que The Sessions est un film intéressant car il soulève un sujet peu évoqué et une histoire personnelle touchante (sans tomber dans le pathos et ça c’est fort). Cependant, le sujet étant justement difficile et sa mise en scène assez brute, il n’est pas à mettre entre toutes les mains. En clair, on en ressort instruit, sensibilisé… mais pas forcement entier.

http://youtu.be/L7MLE2f6j40

Date de sortie : 6 mars 2013 – Durée : 1h35
Réalisé par Ben Lewin
avec John Hawkes, Helen Hunt, William H. Macy…

27th fév2013

[Ciné] Cloud Atlas

by Kasilla

Imaginez que la réincarnation existe. Que notre essence subsiste et que les êtres qui s’aiment ou qui ont un destin en commun soient capables de se retrouver par delà le temps et l’espace. A travers diverses époques, depuis un navire sur l’île du Pacifique au XIXe siècle jusqu’à un futur lointain où l’Humanité est retournée [...]
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19th fév2013

[DTV] Dredd

by Kasilla

Dans un futur proche, une mégalopole : Mega City One. Sale, sur-peuplée, dangeureuse… le seul moyen que les autorités ont trouvé pour endiguer la criminalité est de créer un nouveau système judiciaire qui a tous pouvoirs : les Juges. L’un des plus éminents d’entre eux, le Juge Dredd, est envoyé en mission  avec une jeune aspirante aux pouvoirs psy impressionnants - Cassandra – dans l’une des zones les plus dangereuse de la ville. Mais ce qui devait être une mission de routine va vite tourner au guet-apen…

Adapté d’un comic très connu au Etats-Unis, le personnage de Judge Dredd avait déjà été adapté au ciné en 1995 avec Sylvester Stallone dans le rôle du juge éponyme. Reposant surtout sur la notoriété et le charisme de l’acteur, très populaire à l’époque, le film de Danny Cannon – qui n’étais déjà pas un chef d’oeuvre – a très mal vieilli.

C’est avec ce souvenir d’un film kitsch que j’ai chaussée mes lunettes 3D… Les scénaristes ont choisi de raconter l’une des journée d’un juge, une manière de nous montrer que le job n’est pas de tout repos. Les 70 millions d’habitants entassés dans Mega City One génére un taux de criminalité telle que le seul moyen qui a été trouvé pour endiguer ce fléau et de précipiter la Justice. Sur-entraînés et sur-armés, les Juges ont tous pouvoirs : ils arrêtent, jugent et exécutent eux-même les sentences.

Même si le scénario est assez basic, le côté graphique est très intéressante, surtout la façon dont sont appréhendés les ‘trips’ au Slo-Mo. Comme le nom de cette drogue le laisse présager, ceux qui en consomment voient tous de façon hyper brillante et 100 fois au ralenti  (‘hommage’ au Slow Motion, la technique de prise de vue au ralenti). Ces séquences très ‘lumineuses’ dénotent énormément par rapport au reste du film, qui est plutôt sombre, sale, comme Mega City One.

Pour moi qui ai lu le comics adolescente, c’est un vrai plaisir de retrouver cet univers, même si c’est ici en huis-clos dans la gigantesque ‘prison’ qu’est devenu Peach Trees (no spoil !). Et quel bonheur de retrouver ce bon vieux grognon de Juge Dredd, incarné par Karl Urban, que l’on devine à peine sous le masque du juge (Nota : dans le comic, on ne le voit jamais sans son casque). Sacré défis pour l’acteur d’ailleurs : faire passer certaines émotions sans utiliser son regard !

L’apparition de Cassandra fait un peu quota féminin canon… mais ça passe (surtout que Olivia Thirlby est très jolie) . Et tout cas c’est évident, ce Dredd 3D n’a donc RIEN à voir avec la version de Danny Cannon avec Stallone… elle est beaucoup mieux !

Date de sortie en DVD : 11 février 2013 – Durée : 1h35
Réalisé par Pete Travis
Avec Karl Urban, Olivia Thirlby, Lena Headey…

07th fév2013

[Ciné] Hitchcock

by Kasilla

Etats-Unis, 1959 : Alfred Hitchcock est au sommet de sa notoriété. Mais après des films comme Sueurs Froides ou La Mort aux Trousses, il souhaite passer à un style de film plus radical et expérimental : ce sera Psychose. Le studio Paramount accepte de distribuer le film mais à condition que le réalisateur le finance [...]
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23rd jan2013

[Ciné] Lincoln

by Kasilla

Pour son 27e long métrage, le réalisateur Steven Spielberg a décidé de plonger au coeur des derniers mois de la vie du 16e Président des Etats-Unis : Abraham Lincoln. Epique et passionnant, le film raconte comment ce leader hors-normes et charismatique a réussi à imposer l’abolition de l’esclavage dans son pays. L’exercice du film historique [...]
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29th déc2012

[Ciné] Jack Reacher

by Kasilla

Un ancien sniper est arrêté après avoir tué 5 personnes au hasard et de sang froid dans la rue. Quand les policiers l’interroge sur les raisons de ce crime odieux et gratuit, il ne daigne dire que quelques mots : « Contactez Jack Reacher ». Et alors que la Police le recherche en vain, Jack se présente et affirme que l’homme qu’ils ont arrêté n’est pas le tueur ! Commence alors une enquête en roues libres…

Produit par Tom Cruise et interprété par Tom Cruise himself, Jean Reacher m’a de prime abord fait très peur ! Alors d’accord, j’ai un vrai problème avec le monsieur depuis quelque temps, son côté vieux beau mégalo commençant à prendre le pas sur ses talents d’acteur.

Mais bon, j’aime bien les enquêtes et les films à l’action plutôt pêchue, j’avais envie de croire que ce film avait plus de substance que ce que laissait présager son trailer assez commun. Le héros « Jack » est un personnage énigmatique, on sait juste qu’il a travaillé comme enquêteur dans l’armée et que depuis son départ, personne ne sait jamais où il se trouve, il est sorti du système. Mouaip…

Et puis, Jack c’est un peu LE super mec : beau gosse, expert en armes, en combat, en pilotage… un genre de Batman sans le costume noir. Du coup, forcement, sa perfection agace un peu. Quand à la blonde de service – Rosamund Pike – elle est loin d’être Miss America, elle est assez peu charismatique, plutôt quelconque, sans intérêt.

Et puis on se prends au jeu. On finit par se poser les mêmes questions que Reacher et les flics qui enquêtent sur la même affaire, ça « sent le sapin » comme on dit. On se surprend à noter chaque indice, à relever chaque incohérence et petit à petit on voit s’ouvrir une trame beaucoup plus complexe et intéressante que prévue.

Si on ajoute à cela quelques scènes d’action qui dépotent, même si Jack Reacher ne prend réellement corps qu’au bout d’une bonne demi-heure, il reste un bon divertissement… en tout cas, moi je n’ai pas vraiment vu ces 2h11 passer !

Date de sortie : 26 décembre 2012 – Durée : 2h11
Réalisé par Christopher McQuarrie
avec Tom Cruise, Rosamund Pike, Robert Duvall…

19th déc2012

[Ciné] The Hobbit

by Kasilla

Ne vous en faites pas, je vais être brève. Des critiques sur Le Hobbit : un Voyage Inattendu, il y a en tellement sur le web, que je ne vois pas trop l’intérêt de vous imposer une énième vision du film. Donc on va faire autrement cette fois-ci.

Tout d’abord, comme vous le savez surement, le film est basé sur le roman de J.R.R. TolkienBilbon le Hobbit – préquel de la fameuse trilogie du Seigneur des Anneaux. Cependant, lorsque Tolkien l’a écrit dans les années 30, il voulait pouvoir ouvrir les portes de son monde fantastique – les Terres du Milieu – à une population jeune (il était prof à la fac). C’est un récit de voyage et d’aventure, traité de façon plus légère et simple, destiné aux adolescents (ici pas de monde à sauver, juste une montagne à reconquérir… moins de pression donc ;)

Au départ, j’avais des doutes sur la longueur : sur mon étagère, la trilogie Lord of the Ring fait environ 15 cm de large, The Hobbit, moins de 2 cm… mais comment faire 9h de film avec si peu ? Et bien il semblerait que Peter Jackson ait pris certaines libertés avec le roman. L’ayant lu gamine, je ne me souvenais que des histoires clefs (les 3 trolls, la caverne aux gobelins, le jeu des devinettes…) et elles sont apparemment bien là… bien enrobées avec d’autres trucs inconnus au bataillon, mais qui donnent une sorte de liant au tout.

Ensuite, la technologie. Alors pardon aux techniciens si je me trompe, mais le HFR en 48 fps IMAX 3D et tout le tintouin, c’est une tuerie ! J’ai cru lire sur Tweeter « C’est comme une fenêtre sur une autre dimension » et bien c’est exactement ça ! L’image est tellement fluide qu’alliée aux paysages magnifiques des contrées de Middle-Earth, c’est juste sublime ! Pour dire, pendant la séance, je suis restée bouche-bée… et il en faut pour me faire taire !

Je vous parlais récemment de la 3D magnifique de l’Odyssée de Pi… et bien là c’est en même temps d’un autre ordre mais à la fois encore au dessus. Ce qui est magnifique dans Life of Pi, c’est les images qui sont magnifiées par la 3D. Dans The Hobbit, Jackson aurait pu filmer un trou de taupe, ça aurait tout de même était impressionnant : la technologie fait 80% de boulot.

Donc je vais tenter d’être franche avec vous. Ado, j’ai baignée dans cette culture Heroic-Fantasy : j’ai lu tous les Tolkien, les Moorcock, les Zimmer Bradley et compagnie… et j’ai joué aux Jeux de Rôles ! Aussi, quand Lord of the Ring est sorti au cinéma, j’étais forcement obligée d’aimer : tout ce que j’avais imaginé pendant des années était enfin sous mes yeux ! Et puis j’ai grandi et me suis détachée de ce monde imaginaire. Avec Le Hobbit : un Voyage Inattendu et ces images sublimes (et malgré un scénario moins prenant) je suis retourné dans ce monde merveilleux pendant presque 3h. Alors je n’y retournerai pas, je n’achèterai probablement pas le blu-ray à sa sortie… mais l’avoir vu au cinéma a été une expérience magique que je ne regrette pas une seconde et je vous encourage à en faire autant.

Date de sortie : 12 décembre 2012 – Durée : 2h45
Réalisé par Peter Jackson
avec Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage…

17th déc2012

[Ciné] L’Odyssée de Pi

by Kasilla

Un jeune journaliste débarque sans trop savoir pourquoi chez un inconnu pour l’interviewer. Cet inconnu c’est Pi Patel. L’homme raconte alors son enfance à Pondichéry dans le zoo de ses parents, sa curiosité pour les religions, l’ingéniosité dont il devait faire preuve pour sortir du lot. Le fait le plus marquant de son existence : avoir réussi à survivre à un naufrage, ainsi qu’à la cohabitation sur un canot de sauvetage… avec un tigre du Bengale.

En résumé (comme cela se voit sur l’affiche et dans la bande-annonce), voici l’histoire d’un jeune homme qui se retrouve sur une minuscule barque au milieu de l’océan Pacifique avec un animal carnassier et affamé. Le scénario  est assez librement adapté  d’un roman de Yann Martel daté de 2001 et pour lequel il a reçu plusieurs prix littéraires. Un postulat de départ qui, selon mes critères, n’était pas spécialement folichon.

Mais quand j’ai vu que le réalisateur Ang Lee était aux commandes, je me suis souvenu avoir adoré ce qu’il avait fait avec Tigre et Dragon, Le Secret de Brokeback Mountain et Raison et sentiments (on va oublier Hulk hein ^^’). Donc sans partir conquise, dès lors, c’est une véritable curiosité qui m’a motivée à me rendre à cette projo de 2h05 en 3D en cette soirée hivernale glaciale.

Alors on récapitule : un scénario farfelu, des acteurs inconnus (ah si, y’a Gérard Depardieu… oui, moi aussi ça m’a fait bizarre), des animaux, de l’eau à perte de vue, de la 3D floue et le risque potentiel de s’ennuyer pendant plus de 2h… et bien j’ai adoré !

Tout est centré sur le personnage du jeune Pi et sa personnalité hors normes. De petit garçon extraordinairement curieux et inventif, il va devenir un jeune homme dont la personnalité (issue d’une éducation à la rude) va lui permettre de cohabiter avec un animal sauvage de plus de 200 kilos, avec le strict minimum de survie. Il va devoir faire preuve de trésors d’ingéniosité, d’un courage extraordinaire, de renoncement.

En clair, Life of Pi (en VO) n’est rien moins que ce que j’ai vu de plus beau, de plus abouti en terme de cinéma 3D ! Ses effets techniques enterrent définitivement James Cameron et son Avatar : fini les feuillages qui débordent légèrement de l’écran, ici c’est plus de l’ordre du colibri qui vient voler sous vos yeux et du tigre qui vous saute au visage ! Les images sont époustouflantes, la photo sublime, les paysages oniriques… il n’y a pas un plan à jeter !

Ajoutez à cela une dose d’humour salvatrice, une trame bien construite, une bande originale parfaitement adaptée et des vrais moments d’anthologie. A la fois prenant, parfois angoissant et surtout très éprouvant (bon ok, j’ai pleuré !), une oeuvre cinématographique rare.

L’Odysée de Pi c’est la genèse d’un jeune garçon extraordinaire, une épopée sur l’instinct de survie démesurée dont seul un adolescent hors du commun pouvait faire preuve. Mais c’est aussi une histoire fantastique et émouvante, un voyage entre réalité et illusion, entre le ciel et les abysses, par delà la vie, le rêve et la mort. Un film qui aurait pu paraître assez prétentieux s’il n’avait pas été dirigé par ce réalisateur de génie qu’est le modeste Ang Lee.

Date de sortie 19 décembre 2012 (- Durée : 2h05)
Réalisé par Ang Lee
avec Suraj Sharma, Irrfan Khan, Adil Hussain…

30th nov2012

[Ciné] Les Mondes de Ralph

by Kasilla

Ralph la Casse va fêter ses 30 ans. Son seul talent, c’est de casser tout ce qu’il touche. Il vit seul dans une décharge et jalouse ses voisins. Le souci, c’est que Ralph est un personnage de jeu vidéo et qu’après toutes ces années, son rôle de ‘méchant’ lui pèse.

Quand on est comme Ralph, que l’on vit dans un jeu, on est programmé pour remplir une fonction, répondre aux commandes des joueurs… mais ça, c’est lorsque la salle d’arcade est ouverte ! Quand elle ferme ses portes, on découvre que tout ce petit peuple a une vie à côté, peut se balader de jeux en jeux et se changer les idées.

Après 30 ans de cassage de briques, de destruction d’immeubles, Ralph aimerait enfin changer son quotidien et être apprécié par ses ‘collègues’. Mais dans le jeu Felix Fix Junior, c’est… Felix Fix Junior le héros, celui qui est apprécié de tous et qui ramasse les médailles. Ralph n’est que le méchant, celui qui détruit pour que Félix ait l’occasion de tout réparer et d’avoir le beau rôle.

Wreck-it Ralph démarre donc par un sentiment malheureusement fréquent chez les enfants : la notion de rejet. Ralph va donc tout faire pour parvenir à s’intégrer, ne plus vivre seul et exclu. Et pour cela, il est persuadé qu’il lui suffit de ramener une médaille, preuve de courage et de talent, pour être adulé par tous. Comme dans tous jeux, c’est donc là sa quête, l’excuse qui va le pousser à quitter sa borne d’arcade, partir en exploration et vivre de grandes aventures.

Comme dans tout bon Disney, on y évoque les différences (comme la petite Vanellope qui est ‘malade’ et que les autres enfants rejettent), le ‘combat’ du deuil, de difficulté d’être jugé sur les apparences… mais aussi l’entre-aide, le courage, l’altruisme. Toutes ces bonnes vieilles valeurs chères aux films destinés à nos chères têtes blondes, qui ont tellement besoin qu’on leur farcisse le crâne de leçons (hum… oups, ça m’a échappé !).

Mais là où certains vous les enfoncent à coups de pelle, Les Mondes de Ralph le fait de façon ‘ludique’, épique et coloré. Pas de discours moralisateurs, juste des personnages qui tentent de faire avec leurs passifs et d’avancer dans le ‘jeu’ malgré tout. Et quel bonheur pour les gamers de retrouver certains de leurs héros cultes comme ceux de Street Fighter, Sonic et même Pac-Man ! Saurez-vous les trouver tous ?* ;)

Je me dois cependant d’être 100% franche : Les Mondes de Ralph n’est pas le blockbuster qu’on m’a vendu, pas vraiment. En tant que passionnée de jeux vidéo, j’y suis forcement un peu plus sensible que les autres spectateurs probablement, mais pas assez ‘naïve’ pour me contenter de mignons simili Sacboys acidulés pour me faire grimper aux rideaux. Cependant, j’avoue que les valeurs qu’il tente de véhiculer sont louables, mais comme dans le monde de SugarRush, c’est beaucoup trop sucré pour moi. Et puis je ne suis pas la cible et je me plais à croire que – comme les 6-12 ans présents dans la salle ce jour-là – Ralph et ses amis vont plaire au plus grand nombre. Wait and see…

Date de sortie : 5 décembre 2012 – Durée : 1h41
(en Avant-première au Grand Rex depuis le 21 novembre)
Réalisé par Rich Moore
avec les voix de John C. Reilly, Sarah Silverman, Jack McBrayer…
En première partie de cette projo, nous avons eu le plaisir de découvrir le documentaire de Bertrand Amar : Génération Pixels.

* : clin d’oeil à « Attrapez-les tous » phrase clé dans Pokemon !

21st nov2012

[PIFFF] Crave

by Kasilla

Alors je me suis fait un petit plaisir hier soir, je me suis payé la projo du film de Charles de Lauzirika : Crave. Alors d’après la petite mise en bouche que l’on nous a faite avant le film, il serait largement inspiré de Taxi Driver avec de l’humour… mouaip, on va essayer de ne pas comparer ce qui n’est pas comparable d’accord ?

Comme similitude, nous avons – il faut bien l’avouer – le délire paranoïaque de son héros. Aidien, photographe free-lance spécialiste des scènes de crimes,  qui vit mal son impuissance par rapport à tout ce qui l’entoure : son manque de courage face au danger, ses difficultés à trouver du boulot ou une petite amie, son sentiment de frustration permanent.

L’originalité du scénario repose donc dans les dilemmes permanents de notre commun guy. On entend ses voix intérieures le tarauder de questions sans vraies réponses, d’auto-reproches et de mensonges réconfortants : « je suis un lâche » ; « si seulement ma vie était différente ! » ; « je n’ai pas le choix, je dois faire ça ! ». Mais là où la majorité d’entre nous y apportent peu de crédit, Aidien est perpétuellement agressé par ces voix, jusqu’à l’obsession et la folie.

Sa frustration face au monde qui l’entoure le plonge régulièrement dans des rêves éveillés où il se sort des pires situations en héros, sauve l’innocente, arrête le malfrat ou… explose la tête des sans-gênes ! Ce qui donne lieu à 2-3 scènes plutôt jouissives de violence gratuite et rédemptrice.

Côté présence, Ron Perlman assure le rôle d’un flic un peu paternel (toujours aussi charismatique ce cher Ron ^^) et Edward Furlong un petit ami un peu trop envahissant… mais il est clair que l’intérêt du film ne repose pas vraiment sur le casting (les rôles titres sont pris par Josh Lawson et Emma Lung, deux jeunes acteurs qui n’ont pas encore une filmographie très fournie). Par contre, les décors nocturnes et glauques de Detroit joue un rôle à part entière dans l’histoire… un peu comme New-York dans Taxi Driver en fait (mais les points de comparaison s’arrêtent là).

Pour ma part, et même si je n’ai pas vu beaucoup d’autres films du PIFFF cette année, j’ai l’impression que ce Crave sort un peu du lot. Pas génial mais intéressant, pas magnifique mais esthétiquement travaillé, seules quelques longueurs tempèrent une trame qui aurait pu être un peu plus punchy (pour ma part, j’aurais mis plus de scènes de pétages de plomb gore ! Héhé !). Une petite curiosité que peu d’entre vous verront malheureusement, puisqu’il n’a toujours pas de distributeur dans nos contrées frileuses. Dommage.

Date de sortie : inconnue – Durée : 1h53
Réalisé par Charles de Lauzirika
avec Josh Lawson, Emma Lung, Ron Perlman…

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