20th août2013

[Ciné] Jeune et Jolie

by Kasilla

Un film pour les mecs… pensez à porter un pantalon large (fréquentes augmentations du volume de votre entre-jambes à prévoir). J’ai le droit de dire que ça me fait gerber ? (bin oui c’est mon blog ^^) Ma critique de Jeune et Jolie sur le site d’Orange…

10th août2013

[Ciné] Lone Ranger, naissance d’un héros

by Kasilla

J’aime les westerns – Rio Grande, Le Bon, la Brute et le Truand, La Chevauchée Fantastique, etc – la chaleur moite, le sable emporté par le vent, les visages décidés des cowboys, les close-up sur leurs ceinturons, la main prête à saisir la crosse de leur flingue. J’aime vraiment les westerns… mais je n’aime pas Lone Ranger.

Premier faux pas selon moi : quand on écrit en gros sur une affiche « Disney présente…« , ça laisse entendre que le film va être plutôt bon enfant ? Surtout quand on rajoute « Par les créateurs de Pirates de Caraïbes » non ? Parce qu’en faite, le détail le plus important de l’affiche (en petit au milieu du texte de bas) c’est surtout que c’est produit par Jerry Bruckheimer, le pape du blockbuster pré-mâché. Et quand un bonhomme fait le même job depuis 35 ans, travaille avec les plus grands acteurs d’Hollywood et a des budgets colossaux (250 millions de dollars pour Lone Ranger) il devrait savoir ce qu’il fait non ? Alors Papy Jerry, dis-nous pour qui vous l’avez fait ce film hein ?

Donc c’est clair, en voyant l’affiche et ces mots Disney, Pirates des Caraïbes, Johnny Depp… on se dit « on va se marrer les gars » ! Bon ok, y’a un gros risque que ce clown de Johnny Depp fasse encore une fois du Johnny Depp, sans surprise (et c’est le cas !) et son binôme Amie Hammer est quasi inconnu (bon allez j’ose « Merci papy de me trouver des rôles au cinéma ! »… Armand Hammer, ça vous dit rien ?) est il faut bien l’avouer, charismatique comme une crème renversée. Cinq minutes d’apparition l’Helena Bonham Carter (qui est pourtant en gros sur l’affiche française) et vous avez THE casting qui fait envie hein ? (Bon y’a aussi William Fichtner et Tom Wilkinson, mais on se demande un peu ce qu’ils fichent là…)

En fait, le message est faussé dès le départ : l’affiche, son casting, ses trailers sur-vitaminés… avec Lone Ranger, vous n’aurez pas affaire à un divertissement tous public, mais pas du tout ! De la violence, du sang, de l’humour un peu trop ‘fin’, des références vieillottes (Thierry la Fronde) et des longueurs, des tonnes de longueurs !

En même temps, ils ont quand même choisi de prendre Gore Verbinski à la réal… le gars qui – en dehors des bancales Pirates de Caraïbes – a surtout sévit sur le remake américain de The Ring (avec Naomi Watts), The Time Machine (avec Guy Pierce et Jeremy Irons) ou The Weather Man (ce navet météorologique avec Nicolas Cage)… un sacré pedigree bien foireux quand même !

Il faut quand même savoir que lors de la promo du film, Jerry Bruckheimer a dit lors d’une interview « J’adore les westerns »… alors pourquoi leur faire ça ? C’est peu du même acabit que lorsque Simon Bartelemy disait qu’il était fan de film d’horreur et que c’est ce qui lui avait donné envie de faire Pas Très Normales Activités… quel hommage ! En tout cas, quand Wikipedia cite dans vos films notables, Police Academy, Bad Boys, Les Ailes de l’Enfer ou Armageddon, je ne sais pas si on peut en tirer une certaine fierté. Financièrement peut-être, mais artistiquement, pas du tout.

Résumons, une campagne marketing qui cible le grand public alors que le film est trop violent, trop ‘adulte’, un casting qui semble plus s’être déplacé pour la plage et les petits fours, les codes du westerns piétinés à grand coup de rangers 45 fillettes, une prod et un réal qui croient savoir comment fonctionne la machine hollywoodiens… ça donne presque 2h30 de WTF qui fait plus jeu vidéo mal ciblé que digne successeur d’un genre adulé. Et j’ai peur que le public ne s’y trompe pas et que le box office FR soit aussi cataclysmique que celui US… aouch.

Bref. Après la mauvais expérience de John Carter, autant dire que Disney va certainement y réfléchir à 2 fois désormais avant de confier ses sous (plein !) pour un projet aussi bancale, sans réel cible marketing et qui en plus sort à une période qui foisonne de films beaucoup plus bandants. En clair, Mickey, t’as tout faux sur ce coup là, il ne te reste plus qu’à t’en mordre tes petits doigts boudinés.

En tout cas je sais pas vous, mais moi ça me fait très peur pour Star Wars 7, très très peur…

22nd juin2013

[Ciné] Man of Steel

by Kasilla

Man of Steel, c’était LE blockbuster que j’attendais le plus cette année, celui qui devait être le grand film de super-héros de 2013, puisque je n’avais pas beaucoup d’espoir pour ce vendu d’Iron Man 3 et très peu pour le mielleux Thor: The Dark World. J’attendais donc fermement ce remake au tournant… quelle déception !

Pourtant, ce n’est pas un mauvais film, loin de là. Le choix de l’acteur – Henry Cavill – est assez judicieux. Son aspect faussement fragile, ses yeux doux, son côté solitaire et torturé… un très bon choix pour le personnage de Clark Kent/Kal-El… mais aussi un acteur qu’il faudra suite, il a de l’avenir ce petit (et quel sourire !). On notera aussi l’excellente prestance de Russell Crowe dans le rôle de Jor-El.

Ensuite il faut bien avouer que les CGI sont impressionnants : les images de Kripton et de l’espace font très réalistes et les ‘super’ combats sont réellement dantesques, du cataclysme à grande échelle ! Et puis il y a aussi… aussi… ah bin non c’est tout.

A côté de cela, la mise en scène est ultra bancale (Zack Snyder je vais finir par t’en vouloir !), la photo est trop irréelle, le scénario totalement dyslexique et les autres acteurs sont peu présents (on dirait presque qu’ils ne sont pas motivés, étrange non ?). Quant au nombre astronomique de victimes collatérales faites pendant les scènes de combat, même l’altruiste Superman semble s’en moquer…

Mais ce qui manque le plus cruellement à nouveau remake, c’est les sentiments. En clair, les rares scènes qui pourraient générer un semblant d’empathie sont toutes dans le trailer ! Elles sont d’ailleurs tellement brèves et disséminées qu’on n’a même pas le temps d’avoir l’oeil humide (pourtant il y aurait parfois de quoi ! Mais RIEN, l’oeil sec comme le désert de Kalahari !) La seule fois où j’ai failli être émue, c’est une scène avec Laurence Fishburne (Perry), qui est loin d’être l’un personnages principaux… dingue non ?! Même ce pauvre Kevin Costner (Jonathan Kent) parait bien futile, y compris dans sa scène clé, plus énervant qu’émouvant. Quant à Amy Adams (en mode cougar pour le coup) dans la peau de l’exubérante Lois Lane… mais quelle erreur de casting, elle est molle comme un poulpe sorti trop longtemps de son aquarium.

Et je ne parle même pas des incohérences scénaristiques, car je fais partie de ces gens qui sont capables de les mettre de côté quand le reste tourne bien (comme dans Dark Knight Rises). Mais pour ceux qui attendent un scénario digne d’un comic… il faut bien avouer que c’est un peu à côté (rien que la chronologie… arg !). Quant à la construction, c’est un rubik cube un peu trop mélangé où les flash-back ‘popent’ de façon dyslexique, rendant le tout parfois difficile à suivre.

Donc selon moi, trop d’action et de bling-bling au détriment de la mise en place et de l’émotion… un vrai gâchis. Après c’est une évidence, Man of Steel est bien au dessus d’Iron Man 3 (qui était une loooooongue publicité). Il lorgne parfois du côté de Batman ou de Prometheus (CQFD), n’arrivant clairement pas à la cheville du Superman avec notre regretté Christopher Reeve, mais c’est encore une fois un blockbuster sans âme. Je vous laisse, je retourne pleurer de rage.

Date de sortie : 19 juin 2013 – Durée : 2h20
Réalisé par Zack Snyder (écrit par Christopher Nolan)
avec Henry Cavill, Amy Adams, Michael Shannon, Russell Crowe, Kevin Costner, Laurence Fishburne, Diane Lane…

28th avr2013

[Ciné] Upside Down

by Kasilla

Adam vit “En-bas” dans un monde industriel et pauvre. Eden vit parmi ceux d’En-haut”’, qui prospèrent grâce aux ressources de ceux d’En-bas. Tout les opposent. Et pourtant, un amour va naître entre ces 2 êtres si différents, vivants chacun à l’opposé l’un de l’autre…

La suite de la critique sur le Live Blog Orange…

27th avr2013

[Ciné] Iron Man 3

by Kasilla

Bon, ça je ne le fais pas d’habitude, mais là je vais copier/coller le synopsis AlloCiné parce que ça va être marrant d’y répondre : « Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ? »

Alors d’abord je vais être 100% franche avec vous : je n’ai vue que la 1ere heure du film (un peu malade et franchement en colère, j’ai pas tenu plus longtemps -_-). Du coup, merci de prendre cette critique pour ce qu’elle est : un avis incomplet mais qui, j’en suis sincèrement persuadée, serait le même si j’avais vu les 2h et des brouettes de ce nouvelle Iron Man.

Alors première chose « Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts » donc d’habitude il est attaqué d’un seul ‘côté’ ? Il faut être clair, c’est l’adaptation d’une BD : le ‘gentil’ est attaqué par un ‘méchant’, voir plusieurs, et basta… fait arrêter de vouloir mettre du freudien partout (et oui, il est ‘attaqué’ et ‘attaqué’… bouuhhh !). Donc oui, Stark se fait encore une fois botter les fesses, mais sans ça, pas de film non ? Et une phrase inutile, une.

Le reste est à l’avenant « Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. » : parce que d’habitude toi tu comptes sur les autres pour protéger… des inconnus ? M’enfin. Et pour finir, le meilleur « Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ?« … et bien le voilà Mister Freud ! Il y a bien des films/livres/BD qui explorent le sujet des limites entre l’homme et la machine, du costume qui fait l’homme et des masques que nous portons tous… mais certainement pas Iron Man 3.

Et là vous allez me dire « Mais pourquoi tu nous fais une explication de texte au lieu de nous parler du film ? » et bien pour une raison très simple : contrairement à ce que laissait présager les trailers, ce synops est quant à lui assez révélateur du contenu du film : des caricatures, du grand manichéisme et de l’électroencéphalogramme plat… du sans intérêt en somme.

Je m’explique. J’ai adoré le premier film Iron Man (sorti en 2008) et pas uniquement parce que c’est un de mes super-héros préférés (avec Captain America, The Darkness et mon bon vieux Spyder !). Je trouvais le choix de Robert Downey Jr parfait, le contexte génial, le scénario prenant (même si un peu ‘simplet’ on est d’accord), l’ambiance sonore et même générale idéale pour compter la genèse du futur super-héros sans pouvoir. Puis est sorti Iron Man 2 deux ans plus tard et là, déception : un Stark tout mou, un méchant pitoyable, un scénar timbre poste et des scènes d’action bordéliques. Du coup, j’attendais beaucoup du tome 3, surtout après le film Avengers que j’avais trouvé plutôt sympa à plein de niveaux.

Le désir est monté d’un cran après un trailer plutôt explosif, montrant un Stark blessé, armure en lambeaux, le visage en proie aux doutes. J’avais cru y entrevoir une adaptation du comic « Demon in a bottle », où notre héros doit faire face à ses démons et les conséquences de ses choix. Par contre, là je ne peux pas vous en dire plus sous peine de spoil, mais ça n’est PAS DU TOUT ça qui se passe ! Pour ma part j’ai vu un Tony Stark ‘diminué’, à peine l’ombre de lui-même, des scènes d’action totalement illisibles, du nationalisme, de la mièvrerie, le tout dégoulinant comme un camembert trop fait… et puant !

Ces multiples déceptions expliquent probablement ma position assez tranchée et je comprendrais très bien que d’autres pensent tout autre chose évidemment… je me permet juste de donner un avis personnel, suffisamment argumenté je l’espère, car pour ma part j’ai trouvé que ça partait vraiment trop loin dans la ‘marketisation’ du personnage. Vendre des jouets avec une licence, ça s’est toujours fait (celle Star Wars est même une championne), jusqu’à là je n’avais rien dit (j’ai même craqué de temps en temps sur un goodies) mais là c’est vraiment too much (vous avez vu cette pub avec Iron Man qui va récupérer sa bagnole au garage Machinchose ? Pitoyable).

Alors est-ce que le rachat de Marvel par Disney en 2009 y est pour quelque chose ? Peut-être, peut-être pas totalement… mais ce qui est certain, c’est que je n’aime pas trop la tournure que prend cette ‘phase 2′ censée nous mener vers Avengers 2. J’attend donc la confirmation avec le prochain film Marvel – Thorn 2* – mais sincèrement j’ai très peur. Surtout que DC marque des points en ce moment (les derniers films et jeux Batman, Injustice, le futur Man of Steel qui fleure très bon pour le moment, mais regardez-moi ce trailer !).

Alors j’attend… mais j’ai peur.

Date de sortie : 24 avril 2013 – Durée : 2h11
Réalisé par Shane Black
Avec Robert Downey Jr., Gwyneth Paltrow, Don Cheadle…

* : Thorn, le Monde des Ténèbres sort le 30 octobre prochain en sur nos écrans, le trailer ici.

10th fév2013

[Ciné] Gangster Squad

by Kasilla

Petit jeu : quel est le point comment entre un père en quête de vengeance, un MIB des années 50, un ancien chauffeur au visage figé, la fiancée de Spiderman et une scène de fusillade à la mitraillette à camembert au ralenti ? Vous avez deviné (enfin c’était facile : c’est dans le titre), il s’agit bien de Gangster Squad.

Parce que raconter l’histoire de Mickey Cohen, c’est presque aussi ambitieux que raconter celle d’Al Capone ou de Ben « Bugsy » Siegel… sauf que Brian de Palma (réal des Incorruptibles) et Barry Levinson (réal de Bugsy) s’en sont beaucoup mieux sorti que Ruben Fleischer (Bienvenue à Zombieland) visiblement.

Car Gangster Squad est censé raconter comment un groupe de flics un peu bourrins décident de laisser leurs plaques de côté pour pouvoir virer la pègre de L.A. à grands coups de pied au cul. Alors chacun à sa petite raison perso et sa spécialité… mais on est très loin d’une team cohérente et attachante comme on aurait voulu en voir.

Bon ok, il faut bien avouer que même malgré ses horribles postiches, Sean Penn fait un Mickey Cohen plus flippant que tous ceux qui l’ont précédé dans ce rôle comme Paul Guilfoyle dans L.A. Confidential, Alan Woolf dans The Rat Pack et même Harvey Keitel dans Bugsy (c’est Sean Penn quoi !). Mais bon, on ne peut pas faire reposer tout un film sur un acteur non ?

Les scènes de bagarre ressemble à du catch et les scènes de fusillades au ralenti sont ridicules. Quand aux grands discours sur « les hors-loi ne peuvent pas posséder notre ville… là on est plus des flics » ils sonnent creux.

En clair, Gangster Squad aurait pu être un bon film de gangsters (et puis moi j’aime bien le genre en plus), mais il est à la fois trop ambitieux (casting VIP), trop prétentieux et trop… mou. Et là j’évite délibérément de parler des quelques moments où c’est carrément du foutage de gueule, comme la scène finale avec sa fusillade au ralenti : ridicule ! Sitôt vu, sitôt oublié.

Date de sortie 6 février – Durée : 1h53
Réalisé par Ruben Fleischer
Avec Josh Brolin, Ryan Gosling, Sean Penn plus

14th jan2013

[Ciné] The Master

by Kasilla

Freddie est un vétéran rescapé de la Seconde Guerre Mondiale. Ravagé par ce qu’il a vu et vécu là-bas, violent, alcoolique, il est à la dérive et incapable de garder un travail. Quand son chemin rencontre par hasard celui de Lancaster Dodd, gourou d’un mouvement censé aider à l’apprentissage de soi, il se jette à corps perdu dans cette nouvelle « Cause ». Mais cet embrigadement peut-il lui être réellement bénéfique ? Freddie veut-il être ‘sauvé’ ?

Surfant le sujet classique des dommages collatéraux de la guerre, The Master raconte surtout l’histoire du parcours chaotique d’une âme à la dérive. Comment une atrocité comme la guerre peut ébranler l’esprit jusqu’à mener à la folie et l’auto-destruction. Et comment les rencontres même les plus improbables peuvent avoir un effet… bénéfique ou pas, ça reste à vérifier.

Je me souviens que lorsque j’avais vu le trailer pour la première fois, j’avais trouvé le sujet très intéressant. Malheureusement, comme trop souvent, cette mise-en-bouche a révélé un plat plutôt décevant.

Pourtant le casting est grand : Joaquin Phoenix (Gladiator, Walk The Line, La Nuit nous appartient…) est à la fois effrayant et émouvant, Philip Seymour Hoffman (Et plus si affinités, La 25e heure, Good Morning England…) a un vrai charisme et Amy Adams (Une Nouvelle Chance, va jouer Lois Lane dans Man of Steel) fait preuve d’une poigne et d’une prestance rarement attribuées à un rôle de « Femme de… ». Mais l’histoire est parfois caricaturale au point qu’on devine les répliques des personnages et la construction est trop lente, avec beaucoup trop de blancs et temps morts qui alourdissent le tout.

Et c’est dommage, vraiment, car un sujet aurait pu donner un véritable chef d’oeuvre à la Apocalypse Now ou Tueur Nés… le résultat est un film qui pourrait passer pour un ersatz de l’histoire de L Ron Hubbard rencontrant le serial killer Charles Manson. Une véritable déception.

Ce qu’on peut tout de même tirer de The Master, c’est une leçon, une évidence : les rêves sont des béquilles qui – lorsque notre corps est fatigué, abîmé - nous aide à avancer. Cependant, il faut à terme être capable de les abandonner pour pouvoir avancer seul.

Date de sortie : 9 janvier 2013 – Durée : 2h17
Réalisé par Paul Thomas Anderson (Boogie Nights, Magnolia, There Will Be Blood…)
avec Joaquin Phoenix, Philip Seymour Hoffman, Amy Adams …

28th nov2012

[Ciné] Cogan : Killing Them Softly

by Joe

Un ex-taulard, un camé et un patron de laverie, le parfait mélange pour mettre sur pied le braquage – foireux, avec des gants Mapa® – d’une maison de jeu. Bien tentant, surtout quand on peut faire porter le chapeau à un autre. S’en suit, bien entendu, une chasse aux cons parce qu’on ne braque pas un tripot sans en payer le prix.

Sur fond de pègre en pleine crise (ouais, à d’autres) et avec de grands coups de sur-ligneurs vert et jaune fluo qui montrent que les méchants aussi, ont du mal à digérer les subprimes, on cherche les coupables.

Et « c’est qui qui qu’on appelle » pour régler / équilibrer / c’est qui le patron / tête de cheval dans ton lit cet affront et toutes les personnes qui y sont liées ? Mr Cogan, Brad Pitt.

« HALTE là ! Ne me raconte pas tout le film malheureux ! ».

Voilà pour le fond dans les grandes lignes et avec un sur-ligneur aussi – oui, je suis rancunier. Jusque là, ça donne envie non ?

Un casting qui fait toujours son petit effet (ça ressemble à une 1/2 molle en plus diplomate) : Brad Pitt, James Gandolfini, Richard Jenkins, Ray Liotta et nos deux bra(queurs) cassés, Scoot McNairy et Ben Mendelsohn. Des visages connus donc hormis peut être pour les deux derniers, qui ont « cette tête qu’on a déjà vu quelque part ». Pour Ben Mendelsohn c’est Daggett dans Dark Knight Rises et pour Scoot McNairy – j’ai honte – IMDb me dit qu’il a joué dans un épisode des Experts et dans … Argo.

Avec tout ce beau monde et ce scénar, ça devait rouler !

C’est sans compter sur Andrew Dominik (L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford) à la réalisation : c’est un peu fort me dira-t-on ? ( c’est qui Raton ? ).

Ce monsieur est capable de me transporter et de m’assommer en même temps. J’aime pourtant quand un réalisateur s’amuse avec le rythme et ses spectateurs. Seulement, là, ça n’a pas pris.

Ce film c’est comme les fois où l’on a envie de faire une bonne mayonnaise.
Au début, tu prends les meilleurs ingrédients, tu vois déjà le résultat, tu le sens, tu en as déjà le goût au bord des lèvres et tu salives – de bons acteurs, des mafieux, des tueurs, des crétins.

Tu commences à tout mélanger avant l’étape délicate de l’huile, ça dégage déjà le parfum que tu imaginais. Une intro choc, un décors bien planté … tu en veux encore.

Et puis vient le moment fatidique où tu te bats avec l’huile d’olive. C’est dense avec des dialogues à la Tarantino, ça redevient mou du genou, le fil rouge est cassé, tu vois l’huile qui transpire et puis d’un seul coup ça reprend avec une scène qui rendrait jaloux Zack Snyder

La mayonnaise est là, elle est bonne mais tu as tellement lutté qu’elle te laisse une nette impression de défaite. Surtout quand on t’assène un dernier mini-monologue gratuit : celui que le réal avait tellement envie de placer, sur une vision pessimiste et individualiste de l’Amérique ( ce n’est ni vrai ni faux, c’est juste gratuit et chiant ).

C’est un film à voir (en subissant un peu) qui offre son lot de dialogues et de scènes jubilatoires : tu ne t’es pas déplacé de ton canapé pour rien.

Signé Joe (@_funkyjoe)

Date de sortie : 5 décembre 2012 – Durée : 1h37
Réalisé par Andrew Dominik
avec Brad Pitt, Scoot McNairy, James Gandolfini…

27th nov2012

[PIFFF] Cérémonie de clôture et Silent Hill Revelation

by Kasilla

La Cérémonie de clôture de ce 2e Paris International Fantastic Film Festival a été l’occasion de récompenser les oeuvres (courts et longs métrages) en compétitions et de nous projeter le dernier film de ce festival : Silent Hill Revelation 3D. Voici un résumé du Palmarès :

Prix du Jury de la Compétition Internationale :
Prix du Jury : The Body de Oriol Paulo (pas vu :/) et une mention spéciale pour le jeune Adrian Saba, jeune réalisateur du très prometteur The Cleaner (pas vu non plus ^^’)

En court-métrage, c’est un français qui ramasse la plupart des prix : Carl Bouteiller pour son court Nostlagic Z (qu’ils nous ont projeté du coup, une petite histoire de chasse aux zombies plutôt amusante).

Prix du public (et oui, on a voté !) et là j’ai été très contente de voir que je n’avais pas été la seule à aimer Citadel. En effet, d’après ceux qui ont compté les bulletins de vote (spéciale dédicace aux bénévoles !), le film de Ciaran Foy a remporté le prix haut la main !

Statistiques annoncée : 9000 spectateurs, soit carrément le double de visiteurs par rapport à l’année dernière ! Ce qui est – comme l’ont souligné les organisateurs – une sorte d’acte militant aux vues des derniers évènements (l’affaire Paranormal Activity 4 qui a entraîné le retrait de Sinister de pas mal de salles !). On verra si ce succès a des conséquences sur les diffusions de films de Genre en salles…

Avant la projo du film pour lequel nous étions venu (il est déjà presque 21h30 !), le nouveau trailer du revival d’Evil Dead… et là j’ai très très peur… ça à l’air minable  (Stop aux revivals qui sont une insultes aux oeuvres originales, stop ! :’(
Et juste avant que les lumières de s’éteignent pour la projection de Silent Hill Révélation, la salle s’est vue envahie de nurses zombies tirées du film. Puis le réalisateur Michael J. Bassett (Solomon Kane, Wilderness, La Tranchée… sic !) est venu nous dire un mot, puis est reparti avec sa horde pour que nous puissions enfin chausser nos lunettes 3D…

Silent Hill Revelation 3D, c’est la suite directe du film Silent Hill sortie en 2006 sur nos écrans. Pour ceux qui ne le sauraient pas, Silent Hill c’est avant tout une saga vidéo-ludique des studios Konami. Le 1er épisode était sorti en 1999 sur Sony Playstation et avait remporté un franc succès grâce à son ambiance horrifique et angoissante. Il avait d’ailleurs généré plusieurs suites de niveaux pas toujours égaux, mais qui sans conteste furent les précurseurs du genre Survival-horror (avec les Resident Evil de chez Capcom).

Le 1er film Silent Hill était en faite une adaptation du premier jeu et, même si ça n’était pas une merveille, il était tout à fait raisonnable et même assez fidèle. Silent Hill Revelation et donc aussi, d’une certaine façon, la suite du jeu (sorti en 2001 sur PS2). En clair, si vous n’avez pas vu le 1er film ou au moins fini le 1er jeu… et bien vous n’allez RIEN comprendre à l’intrigue (qui a subit des coupes drastiques, façon crise grecque !).

Alors d’accord, Sean Bean ressemble pas mal à Harry, le héros du jeu (en plus vieux hihi) et on a toujours ces basculements inopportuns d’une dimension à une autre. On a aussi la personnification des monstres et autres aberrations (comme Pyramid Head et les infirmières zombies) présentent dans le film, ce qui est toujours agréable pour les fans. A côté de ça, le scénario du jeu est complètement détourné, lavé à la javel et fini par n’avoir quasiment plus aucun sens.

L’héroïne (Sharon, euh, Alice, non Heather… aaaaahhh !) jouée par une certaine Adelaide Clemens est fade et très peu crédible, l’action est molle tout juste ponctuée de Jump Scares (sons hyper aiguës et brutaux pour tenter de vous faire sursauter… ou réveiller ici). Parfois on a la désagréable impression d’être pris pour des idiots car on vous rabâche les mêmes infos et images du 1er épisode, au cas où vous n’ayez toujours pas compris l’intrigue niveau CAP Pâte à modeler.

Comme dans le plus mauvais des jeux vidéo linéaires, la petite demoiselle avance sans savoir où elle va, trouve des objets, rencontre des obstacles et des boss. Sauf que là on ne joue pas, on n’a pas la manette en main… et on s’ennuie très vite.

On y retrouve aussi Kit Harrington, (pistonné par son pote de Game of Throne ?) tout juste potable dans son jeu (mais avec des lignes de dialogue à la Plus Belle la Vie). Bon, je ne vais pas m’étendre, je ne vois pas vraiment l’intérêt : en clair, ce Silent Hill : Revelation 3D ne comporte aucune révélation, n’a pas vraiment de scénario et n’est même pas fidèle (mais pas DU TOUT !) au jeu… de quoi décevoir les fans de la licence comme moi et faire mourir d’ennui les autres. Next.

Date de sortie : 28 novembre 2012 – Durée : 1h34
Réalisé par Michael J. Bassett
avec Adelaide Clemens, Sean Bean, Kit Harington…

22nd nov2012

[Ciné] Une Nouvelle Chance

by Kasilla

Gus Lobel est découvreur de talent pour une équipe de base-ball professionnelle depuis une paire d’années. Lorsque sa femme est morte 25 ans plus tôt, désœuvre, il a abandonné leur fille. Aujourd’hui, Mickey est une grande avocate d’affaire, monopolisée par son travail. Mais lorsque celle-ci apprends que son père est en train de devenir aveugle, mettant en péril sa seule raison de vire – son job – elle décide de passer quelques jours de vacances dans les gradins avec lui.

Avec son postulat de départ pas simple – à savoir l’histoire d’un vieux sélectionneur de base-ball – le réalisateur Robert Lorenz joue gros. Car autant ce sport est assez mainstream et apprécié aux US, autant l’Europe et en particulier la France, le connait peu. Alors comment attirer les gens dans les salles ? Bin on va demander à tonton Eastwood !

En même temps, d’autres ont tenté des sujets équivalents – comme Une Équipe hors du commun, Jusqu’au bout du rêve ( avec Kevin Costner) ou Cobb (avec Tommy Lee Jones) – et obtenu leur petit succès non ? Alors pourquoi pas ? Parce que.

La fille de Gus, Mickey (jouée par Amy Adams) court après un paternel qui refuse ce qui lui arrive et vit encore dans le deuil et les regrets. Quand à Johnny (un Justin Timberlake donc l’image de chanteur pour midinettes  lui colle encore à la peau), c’est lui qui court après Gus et Mickey… vas-y Forrest et baisse la tête !  On y croise aussi le toujours aussi attendrissant John Goodman et le toujours aussi flippant Robert Patrick (pour moi il restera à jamais le T1000 j’en ai peur ^^’), mais vont-ils finir par tous se rejoindre à la fin… ou pas.

Ça aurait pu le faire, ça aurait dû le faire ! Mais Une Nouvelle Chance souffre de ses propres facilités : une histoire père-fille, une love affair gnangnan, la vieillesse, la dégénérescence… du pathos, du pathos, du pathos. Mais ça ne le fait pas. Pour l’exemple, la scène où Eastwood chante « You are my sunshine » est juste ridicule, pas UNE larmichette de ma part, pourtant un vrai cœur d’artichaut quand je m’y mets !

En plus, selon moi, le titre en version originale – Trouble with the Curve, que l’on peut traduire par « Problème avec la (balle) courbe » – est beaucoup plus adapté que le titre français. Idem pour l’affiche : quand on voit la version US, on a tendance à se demander si les distributeurs français n’ont pas sciemment voulu cacher le fait que cela se passe dans le milieu de base-ball… étrange non ?

Finalement, trop conventionnel pour retenir l’attention, trop maladroit pour attendrir, Une Nouvelle Chance ne prend aucun risque et reste sur le banc de touche. Clint, tu m’as déçue là :’(

[trailer]

Date de sortie : 21 novembre 2012 – Durée : 1h51
Réalisé par Robert Lorenz (…)
avec Clint Eastwood, Amy Adams, Justin Timberlake, John Goodman, Robert Patrick…

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